Marine Tondelier : "nous porterons le SMIC à 2000 euros bruts par mois" (LCI)
Ecologistes
Publié le 28/08/2026 — Durée : 27 min
Marine Tondelier, candidate écologiste interviewée sur LCI, ouvre l’entretien en alertant sur la réalité déjà palpable du dérèglement climatique – canicules, incendies, tornades en France et inondations au Népal – et en dénonçant ceux qu’elle qualifie de « pyromanes » de la politique, dont l’inaction rend la lutte contre le réchauffement cinq fois plus coûteuse. Elle appelle à instaurer une vraie culture du risque et souligne les conditions de travail déplorables des pompiers présents lors de l’interview : équipements contaminés, manque de protections, heures supplémentaires non rémunérées, alors que la fermeture de maternités les oblige à intervenir en urgence. Avec la députée Sandra Rigol, elle a élaboré une loi de sécurité civile toujours en attente d’examen et a sollicité un rendez‑vous à Matignon pour obtenir des engagements forts à la rentrée.
Sur le plan économique, elle propose de porter le SMIC à 2 000 € brut, rappelant que 8,5 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et que de nombreux salariés au SMIC se privent de repas ou de logement. Elle s’appuie sur l’exemple espagnol, où une hausse de 47 % du SMIC a stimulé la consommation et l’activité des entreprises, et plaide pour un allègement de l’impôt sur les sociétés destiné aux TPE‑PME (actuellement imposées à 21 % contre 14 % pour les très grandes entreprises) afin de rendre la fiscalité plus équitable entre salariés, entrepreneurs et très riches. Elle préfère les cotisations sociales, proportionnelles aux revenus et finançant la protection sociale, à une hausse généralisée de la TVA.
Marine Tondelier insiste également sur la nécessité d’une union à gauche : elle note que trois candidats de gauche ont récemment tenu des propos convergents et qu’une primaire de la gauche, associant écologistes, pourrait permettre de mettre en œuvre leur programme écologique plutôt que de le présenter seulement. Elle critique le gouvernement, dépourvu de majorité, qui a fait passer par décret la mesure sur les franchises médicales malgré l’engagement de M. Lecornu, ce qui a détruit la confiance et rend improbable un accord budgétaire, pouvant mener à une censure. Elle affirme qu’elle agit avec détermination, ni « Wonder Woman » ni « paillasson », et souligne que les écologistes sont tiraillés entre deux stratégies pour 2027 : rapprochement avec Mélenchon ou avec Glucksmann.
Face à la montée de l’extrême droite, elle se déclare antifasciste et prête à recourir à la désobéissance civile si le Rassemblement national accédait au pouvoir, tout en envisageant de voter pour des figures centristes ou de droite (Édouard Philippe, Xavier Bertrand, Bruno Retailleau, Gabriel Attal) afin de faire barrage à Marine Le Pen. Elle rappelle avoir soutenu Bertrand aux régionales, souhaite pouvoir voter à gauche au second tour et a publié un manifeste intitulé « Ce que nous devons à nos électeurs » pour retrouver un chemin de victoire et de coopération, considérant que les différences entre Gluckman et Mélenchon sont secondaires par rapport à l’objectif de gagner.
Elle aborde ensuite les défis de la transition écologique : la possible hausse de la taxe sur l’électricité pour compenser la perte des taxes sur les carburants, le coût élevé d’acquisition d’une voiture électrique après la suppression de l’aide sociale, et la dépendance persistante au chauffage, au gaz et au pétrole. En agriculture, elle prévient que la sécheresse obligera les agriculteurs à réduire l’irrigation, à abandonner certaines cultures et appelle à des mesures d’adaptation urgentes, critiquant les réserves d’eau qui s’évaporent tout en préconisant le stockage de l’eau de pluie et l’adaptation des cultures (maïs, vignes) au nouveau climat. En tant que fonctionnaire, elle dénonce le gel du point d’indice qui a laissé les salaires environ 6 % en dessous de l’inflation après quinze ans de stagnation, réclame une rémunération décente et du respect, et déclare son opposition personnelle à la chasse barbare, prônant une journée sans chasse par semaine et la chasse photographique tout en étant végétarienne.
Enfin, interrogée sur le choix entre croissance et décroissance, elle rappelle que la France présente un déficit annuel d’environ 150 milliards d’euros (≈5 % du PIB), dont une partie provient des dépenses liées au Covid et la moitié des retraites de la fonction publique, tandis que les baisses d’impôts du macronisme ont réduit les recettes de 62 milliards d’euros chaque année – la moitié du déficit selon la Cour des comptes (2023). Elle juge incohérent de diminuer les recettes alors que le déficit est déjà élevé et soutient que la création de richesse doit aller de pair avec la justice. Elle propose une politique où certains secteurs croissent et d’autres décroissent afin d’atteindre la prospérité, citant comme exemples la croissance générée par des guerres ou des incendies et la hausse de 47 % du SMIC en Espagne qui stimule la consommation, qu’elle considère comme une croissance juste. Elle affirme que la croissance doit servir le bonheur, l’avenir des enfants et la préservation de la planète, souligne que le coefficient de Gini – indicateur d’inégalité – baisse partout en Europe sauf en France où les inégalités augmentent, et promet d’inverser cette tendance.
En résumé, Marine Tondelier combine une alerte climatique urgente, une proposition sociale forte (SMIC à 2 000 € brut), une réforme fiscale visant l’équité, une stratégie d’union à gauche et de barrage contre l’extrême droite, ainsi qu’une vision nuancée de la croissance qui intègre justice sociale, transition écologique et préservation du bien‑être collectif.
Sur le plan économique, elle propose de porter le SMIC à 2 000 € brut, rappelant que 8,5 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et que de nombreux salariés au SMIC se privent de repas ou de logement. Elle s’appuie sur l’exemple espagnol, où une hausse de 47 % du SMIC a stimulé la consommation et l’activité des entreprises, et plaide pour un allègement de l’impôt sur les sociétés destiné aux TPE‑PME (actuellement imposées à 21 % contre 14 % pour les très grandes entreprises) afin de rendre la fiscalité plus équitable entre salariés, entrepreneurs et très riches. Elle préfère les cotisations sociales, proportionnelles aux revenus et finançant la protection sociale, à une hausse généralisée de la TVA.
Marine Tondelier insiste également sur la nécessité d’une union à gauche : elle note que trois candidats de gauche ont récemment tenu des propos convergents et qu’une primaire de la gauche, associant écologistes, pourrait permettre de mettre en œuvre leur programme écologique plutôt que de le présenter seulement. Elle critique le gouvernement, dépourvu de majorité, qui a fait passer par décret la mesure sur les franchises médicales malgré l’engagement de M. Lecornu, ce qui a détruit la confiance et rend improbable un accord budgétaire, pouvant mener à une censure. Elle affirme qu’elle agit avec détermination, ni « Wonder Woman » ni « paillasson », et souligne que les écologistes sont tiraillés entre deux stratégies pour 2027 : rapprochement avec Mélenchon ou avec Glucksmann.
Face à la montée de l’extrême droite, elle se déclare antifasciste et prête à recourir à la désobéissance civile si le Rassemblement national accédait au pouvoir, tout en envisageant de voter pour des figures centristes ou de droite (Édouard Philippe, Xavier Bertrand, Bruno Retailleau, Gabriel Attal) afin de faire barrage à Marine Le Pen. Elle rappelle avoir soutenu Bertrand aux régionales, souhaite pouvoir voter à gauche au second tour et a publié un manifeste intitulé « Ce que nous devons à nos électeurs » pour retrouver un chemin de victoire et de coopération, considérant que les différences entre Gluckman et Mélenchon sont secondaires par rapport à l’objectif de gagner.
Elle aborde ensuite les défis de la transition écologique : la possible hausse de la taxe sur l’électricité pour compenser la perte des taxes sur les carburants, le coût élevé d’acquisition d’une voiture électrique après la suppression de l’aide sociale, et la dépendance persistante au chauffage, au gaz et au pétrole. En agriculture, elle prévient que la sécheresse obligera les agriculteurs à réduire l’irrigation, à abandonner certaines cultures et appelle à des mesures d’adaptation urgentes, critiquant les réserves d’eau qui s’évaporent tout en préconisant le stockage de l’eau de pluie et l’adaptation des cultures (maïs, vignes) au nouveau climat. En tant que fonctionnaire, elle dénonce le gel du point d’indice qui a laissé les salaires environ 6 % en dessous de l’inflation après quinze ans de stagnation, réclame une rémunération décente et du respect, et déclare son opposition personnelle à la chasse barbare, prônant une journée sans chasse par semaine et la chasse photographique tout en étant végétarienne.
Enfin, interrogée sur le choix entre croissance et décroissance, elle rappelle que la France présente un déficit annuel d’environ 150 milliards d’euros (≈5 % du PIB), dont une partie provient des dépenses liées au Covid et la moitié des retraites de la fonction publique, tandis que les baisses d’impôts du macronisme ont réduit les recettes de 62 milliards d’euros chaque année – la moitié du déficit selon la Cour des comptes (2023). Elle juge incohérent de diminuer les recettes alors que le déficit est déjà élevé et soutient que la création de richesse doit aller de pair avec la justice. Elle propose une politique où certains secteurs croissent et d’autres décroissent afin d’atteindre la prospérité, citant comme exemples la croissance générée par des guerres ou des incendies et la hausse de 47 % du SMIC en Espagne qui stimule la consommation, qu’elle considère comme une croissance juste. Elle affirme que la croissance doit servir le bonheur, l’avenir des enfants et la préservation de la planète, souligne que le coefficient de Gini – indicateur d’inégalité – baisse partout en Europe sauf en France où les inégalités augmentent, et promet d’inverser cette tendance.
En résumé, Marine Tondelier combine une alerte climatique urgente, une proposition sociale forte (SMIC à 2 000 € brut), une réforme fiscale visant l’équité, une stratégie d’union à gauche et de barrage contre l’extrême droite, ainsi qu’une vision nuancée de la croissance qui intègre justice sociale, transition écologique et préservation du bien‑être collectif.