Marine Tondelier est " pour un moratoire sur la chasse dans les zones incendiées" (Les 4 Vérités)
Ecologistes
Publié le 09/09/2026 — Durée : 10 min
Marine Tondelier, candidate à l’élection présidentielle et porte‑parole de la France Écologie‑Les Verts, a présenté un programme qui mêle urgence climatique, justice sociale et refondation de la gauche.
**Une crise énergétique au cœur du « surendettement climatique »**
Elle rappelle que la flambée du prix du carburant (entre 2,15 € et 2,30 € le litre) traduit la dépendance de la France au pétrole et au gaz, un facteur qui alourdit la balance commerciale et pèse sur les ménages, les collectivités et les entreprises. Au lieu d’un gel généralisé des prix, qu’elle juge trop coûteux et surtout favorable aux plus aisés, elle propose des aides ciblées. Actuellement limitées à trois millions de gros rouleurs, ces aides sont jugées insuffisantes tant en nombre qu’en volume. Pour les financer, elle préconise la taxation des super‑profits des pétroliers, qui continuent de verser d’importants dividendes malgré la guerre en Ukraine.
**Agriculture, forêts et chasse : réorienter les secours**
Le milliard d’euros d’aides annoncé après la sécheresse est, selon elle, mal distribué : le dispositif privilégie les exploitations assurées et laisse de côté la majorité des fermes non assurées, pourtant en grande difficulté. Elle demande donc de réorienter les secours vers les filières maraîchage et élevage les plus touchées, d’augmenter le montant et la portée de l’aide, et de coupler ce soutien à la régénération des 96 000 hectares de forêts brûlées. Dans le même temps, elle réclame un moratoire de trois ans sur la chasse dans les zones sinistrées afin de protéger la faune sauvage.
**Une ligne nationale pour la chasse**
L’ouverture de la chasse varie aujourd’hui d’un département à l’autre (du 6 septembre dans certains à le 20 septembre dans le Pas‑de‑Calais) et dépend des préfets. Marine Tondelier estime que le gouvernement doit imposer une ligne directrice nationale plutôt que de laisser chaque territoire improviser.
**Vers une union de la gauche**
Depuis près d’un an, elle mène une campagne écologiste tout en appelant à l’union de la gauche, qu’elle juge aujourd’hui trop dispersée. Elle ne « pardonnera pas » ceux qui refusent le dialogue. Après avoir longtemps soutenu une primaire ouverte du Parti socialiste, elle reconnaît que les exigences de Raphaël Glucksmann et le coût prohibitif d’une telle consultation ont rendu la voie difficile, tout en restant ouverte à toute initiative favorisant l’unité. Elle critique également les tensions internes aux écologistes, estimant que Yannick Jadot, qui soutient Glucksmann, s’exclut de lui‑même et ne veut plus perdre de temps sur ces querelles.
**Santé reproductive : lever le voile**
Consciente que les questions de santé reproductive (fausses couches, endométriose, infertilité, parcours de PMA, postpartum, deuil périnatal) sont largement invisibilisées, elle annonce la publication d’un livret dédié. Ce document vise à résumer le bien‑être sexuel, la maternité désirée et la paternité, tout en proposant des mesures concrètes pour soutenir les femmes et les couples concernés.
**Une candidate enceinte**
Enceinte et proche de son terme, Marine Tondelier précise qu’elle ne pourra pas se consacrer pleinement à la campagne pendant les premiers mois suivant la naissance, mais qu’elle reviendra déterminée et que son équipe restera mobilisée en son absence. Elle confirme son intention de rester en lice à l’élection présidentielle, malgré les rumeurs d’une éventuelle primaire avec les socialistes.
En résumé, Marine Tondelier propose de financer des aides ciblées grâce à la taxation des super‑profits pétroliers, de réorienter les secours agricoles, de protéger les forêts et la faune par un moratoire de chasse, d’imposer une politique nationale de chasse, de relancer l’unité de la gauche et de placer la santé reproductive au centre du débat politique, tout en poursuivant sa campagne malgré sa grossesse.
**Une crise énergétique au cœur du « surendettement climatique »**
Elle rappelle que la flambée du prix du carburant (entre 2,15 € et 2,30 € le litre) traduit la dépendance de la France au pétrole et au gaz, un facteur qui alourdit la balance commerciale et pèse sur les ménages, les collectivités et les entreprises. Au lieu d’un gel généralisé des prix, qu’elle juge trop coûteux et surtout favorable aux plus aisés, elle propose des aides ciblées. Actuellement limitées à trois millions de gros rouleurs, ces aides sont jugées insuffisantes tant en nombre qu’en volume. Pour les financer, elle préconise la taxation des super‑profits des pétroliers, qui continuent de verser d’importants dividendes malgré la guerre en Ukraine.
**Agriculture, forêts et chasse : réorienter les secours**
Le milliard d’euros d’aides annoncé après la sécheresse est, selon elle, mal distribué : le dispositif privilégie les exploitations assurées et laisse de côté la majorité des fermes non assurées, pourtant en grande difficulté. Elle demande donc de réorienter les secours vers les filières maraîchage et élevage les plus touchées, d’augmenter le montant et la portée de l’aide, et de coupler ce soutien à la régénération des 96 000 hectares de forêts brûlées. Dans le même temps, elle réclame un moratoire de trois ans sur la chasse dans les zones sinistrées afin de protéger la faune sauvage.
**Une ligne nationale pour la chasse**
L’ouverture de la chasse varie aujourd’hui d’un département à l’autre (du 6 septembre dans certains à le 20 septembre dans le Pas‑de‑Calais) et dépend des préfets. Marine Tondelier estime que le gouvernement doit imposer une ligne directrice nationale plutôt que de laisser chaque territoire improviser.
**Vers une union de la gauche**
Depuis près d’un an, elle mène une campagne écologiste tout en appelant à l’union de la gauche, qu’elle juge aujourd’hui trop dispersée. Elle ne « pardonnera pas » ceux qui refusent le dialogue. Après avoir longtemps soutenu une primaire ouverte du Parti socialiste, elle reconnaît que les exigences de Raphaël Glucksmann et le coût prohibitif d’une telle consultation ont rendu la voie difficile, tout en restant ouverte à toute initiative favorisant l’unité. Elle critique également les tensions internes aux écologistes, estimant que Yannick Jadot, qui soutient Glucksmann, s’exclut de lui‑même et ne veut plus perdre de temps sur ces querelles.
**Santé reproductive : lever le voile**
Consciente que les questions de santé reproductive (fausses couches, endométriose, infertilité, parcours de PMA, postpartum, deuil périnatal) sont largement invisibilisées, elle annonce la publication d’un livret dédié. Ce document vise à résumer le bien‑être sexuel, la maternité désirée et la paternité, tout en proposant des mesures concrètes pour soutenir les femmes et les couples concernés.
**Une candidate enceinte**
Enceinte et proche de son terme, Marine Tondelier précise qu’elle ne pourra pas se consacrer pleinement à la campagne pendant les premiers mois suivant la naissance, mais qu’elle reviendra déterminée et que son équipe restera mobilisée en son absence. Elle confirme son intention de rester en lice à l’élection présidentielle, malgré les rumeurs d’une éventuelle primaire avec les socialistes.
En résumé, Marine Tondelier propose de financer des aides ciblées grâce à la taxation des super‑profits pétroliers, de réorienter les secours agricoles, de protéger les forêts et la faune par un moratoire de chasse, d’imposer une politique nationale de chasse, de relancer l’unité de la gauche et de placer la santé reproductive au centre du débat politique, tout en poursuivant sa campagne malgré sa grossesse.