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Marine Tondelier : "vu le prix d'un EHPAD, je ne sais pas ce qu'est un retraité aisé" (France Info)

Ecologistes

Publié le 12/09/2026 — Durée : 14 min

Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, intervient sur France Info à l’occasion de la Fête de l’Humanité, événement hautement politique en cette année présidentielle où elle doit prononcer un discours à 14 h30 sur le stand écologiste aux côtés de figures telles que Fabien Roussel, Jean‑Luc Mélenchon et Olivier Faure. Elle rappelle que, traditionnellement, la fête prévoit des moments collectifs et des débats communs entre les forces de gauche, mais que cette année les organisateurs n’ont pas réussi à instaurer un tel rendez‑vous. Malgré cela, elle affirme entretenir un dialogue permanent avec tous ses partenaires de gauche – elle a écrit à seize partis – et que des rencontres bilatérales ont déjà commencé discrètement afin de chercher un chemin de victoire commun. Elle critique l’idée que la politique se réduise à des spectacles médiatiques et insiste sur la nécessité de travailler en coulisses pour répondre aux attentes des électeurs de gauche, découragés par dix ans de politique macroniste, afin de mettre en œuvre des propositions écologiques et unitaires plutôt que de se contenter de se démarquer les uns des autres.

En tant que candidate écologiste, elle explique avoir parcouru le pays cet été pour ressentir le désenchantement et la lassitude des électeurs de gauche, tout en étant encouragée par ceux qui lui disent de « lâcher rien ». L’objectif des écologistes n’est pas seulement de présenter une candidature, mais de trouver un chemin de victoire pour l’ensemble de la gauche, ce qui exige que chacun accepte de se dépasser au‑delà de sa propre campagne ou de sa formation politique. Le parti écologiste est actuellement en pleine réflexion interne : certains militants envisagent de rejoindre Jean‑Luc Mélenchon, d’autres privilégient une alliance avec les sociaux‑démocrates (Raphaël Guzman/Luisman), mais aucune majorité ne se dessine encore. Le vote interne portera sur le « chemin de victoire » plutôt que sur une simple étiquette, et elle fait confiance à la décision collective qui sera prise ; quel que soit le résultat, les écologistes contribueront à la recherche d’une stratégie gagnante et seront prêts à suivre la ligne définie par le parti.

Elle précise que les écologistes ne se contenteront pas de soutenir simplement un nom comme Jean‑Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann ; ils cherchent à bâtir un véritable accord de gouvernement autour d’un programme commun, convaincant pour leurs adhérents. Faute de capacité à gagner seul, la victoire dépend d’un chemin collectif et d’un projet clair, et les écologistes maintiendront leur candidature tant qu’ils ne seront pas convaincus. Concernant le budget 2027, elle critique la proposition de faire contribuer tous les retraités pour récupérer jusqu’à 6 milliards d’euros, soulignant que le déficit français s’élève à 150 milliards et que les baisses d’impôts macronistes représentent déjà 62 milliards de recettes manquantes chaque année. Elle insiste sur l’urgence climatique et sociale, présentant un plan d’action écologiste centré sur le logement, l’alimentation et la mobilité, visant notamment à aider le sixième de la population française qui ne mange pas à sa faim.

Par ailleurs, elle dénonce la pratique des grandes surfaces qui, selon une enquête écologiste et une commission sénatoriale, vendent à perte ou presque des produits d’appel peu sains (gâteaux, etc.) pour compenser par des marges élevées sur les produits de qualité, notamment les légumes bio qui affichent jusqu’à 81 % de marge supplémentaire par rapport aux non‑bio. Cette stratégie conduit les personnes précaires à se tourner vers une alimentation moins bonne pour leur santé, alors que manger en quantité et en qualité suffisantes est une question de dignité. Marine Tondelier propose un « bouclier environnemental et social » axé sur la santé, le logement et les transports, trois postes majeurs de dépenses des Français. Elle évoque ensuite la une de Libération consacrée à Céline Dion, dont les 26 concerts français pourraient générer jusqu’à un milliard d’euros de retombées économiques, mais souligne que cela reste une note humoristique qui ne résout pas la crise budgétaire. Enfin, elle indique que sa chanson préférée de Céline Dion est celle interprétée avec Jean‑Jacques Goldman, qu’elle considère comme simple et la meilleure, avant de remercier l’équipe de France Info.

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