Dessine-moi la prospérité écologique, Journées d'été des Écologistes 2026
Ecologistes
Publié le 25/08/2026 — Durée : 98 min
**Résumé global de la vidéo « Dessine‑moi la prospérité écologique » – Journées d’été des Écologistes 2026**
La soirée s’ouvre sur la constatation que le modèle dominant – « plus de croissance, plus de consommation, plus de prospérité » – structure nos économies, nos politiques et nos imaginaires, mais qu’il est aujourd’hui jugé écologiquement impossible, socialement injuste et politiquement insoutenable. Les intervenants proposent donc de redéfinir la prospérité : ne plus viser l’accumulation infinie de richesses, mais garantir à chacun un logement décent, une alimentation saine, un air pur, du temps libre, l’accès à la culture, la possibilité d’aimer, d’élever des enfants et de vieillir dignement. Cette « prospérité écologique » doit être présentée comme une promesse d’amélioration de la vie, et non comme une simple série de contraintes, afin de mobiliser les citoyens autour d’une espérance collective.
**1. Les limites du PIB et la nécessité de nouveaux indicateurs**
Le modèle économique actuel place la croissance du PIB comme objectif ultime, supposant qu’elle entraîne automatiquement amélioration de l’emploi, du niveau de vie et du bien‑être. Or, dans un monde aux ressources limitées, la croissance infinie du PIB est impossible ; le « découplage absolu » (PIB en hausse + baisse des émissions) s’avère souvent une illusion, obtenue davantage par la désindustrialisation que par une vraie décarbonation. Au‑delà d’un socle minimal de ressources, le bien‑être ne dépend plus du PIB mais de facteurs non marchands : volontariat, protection sociale, accès à la nature, convivialité, etc. Des indicateurs de richesse élargis (santé, éducation, environnement, inégalités) existent depuis 2015 et sont aujourd’hui repris dans les « comptes nationaux augmentés » de l’INSEE. Il faut transformer ces préoccupations de qualité de vie (cancer, solitude, etc.) en enjeux politiques concrets, de façon à ce que les gouvernements soient jugés sur la santé, l’équité et le bien‑être plutôt que sur la seule hausse du PIB.
**2. Redistribution, sobriété et lutte contre les inégalités**
La prospérité écologique ne s’oppose pas à la prospérité économique : on peut augmenter le pouvoir d’achat et le bien‑être même à croissance nulle, à condition de redistribuer les richesses. Les travaux de Thomas Piketty montrent que cela est possible grâce à une décarbonation massive, des politiques de sobriété et une réduction drastique des inégalités, tant entre les pays qu’à l’intérieur des pays riches (notamment une baisse de revenu pour les 6 % les plus fortunés). L’inégalité est fortement corrélée à l’empreinte carbone : les 10 % les plus riches en France émettent deux fois plus que la moyenne, et leur pouvoir d’influence freine les mesures écologiques. Ainsi, la clé d’une prospérité à la fois économique et écologique réside dans une politique fiscale très redistributive, des mesures volontaristes de sobriété et une lutte contre les inégalités.
**3. Sobriété comme principe démocratique**
La sobriété, peu examinée en profondeur, figure pourtant dans la loi française sur la transition énergétique et a servi à appuyer le rapport du GIEC. Philosophiquement, elle remonte à Harry Frankfurt (garantir à chacun suffisamment pour bien vivre) et, sociologiquement, à Thomas Prinson (2005) qui la voit comme un principe d’organisation sociale permettant la prospérité. Cette sobriété est présentée comme une démarche démocratique, opposée à la privation et critique de l’accumulation de richesse (milliardaires, philanthropie) qui révèle un déséquilibre économique. Atteindre la sobriété implique de remettre en question l’organisation économique actuelle au niveau européen, en révisant le traité de l’Union européenne actuellement orienté vers la concurrence et la croissance, pour rendre réellement opposable l’objectif de bien‑être des citoyens.
**4. Le « pouvoir de vivre » et la réorganisation du travail**
Dans une société sobre, la journée de travail serait organisée pour permettre de concilier vie professionnelle, responsabilités familiales et activités personnelles (ex. : pratique sportive en soirée grâce à des structures collectives). Cette approche met en avant le « pouvoir de vivre » plutôt que le seul pouvoir d’achat, en considérant la totalité des conditions de vie (logement, transport, garde d’enfants, environnement, etc.) qui influencent le bien‑être des travailleurs. La CFDT, aux côtés de 19 organisations de la société civile, a élaboré le pacte du pouvoir de vivre autour de quatre enjeux : justice sociale, transition écologique, services publics de qualité et réparation de la fracture démocratique. En s’intéressant à la complexité réelle des situations vécues, on évite de réduire les réponses à une simple augmentation de salaire et on reconnaît la nécessité d’être entendu, respecté et acteur des décisions qui affectent sa vie, y compris au travail.
**5. Opinion publique et leviers de mobilisation**
Les enquêtes Ipsos montrent que la France occupe aujourd’hui la première place parmi 30 pays en termes de préoccupation environnementale, avec une hausse marquée depuis 2018‑2019 et une sensibilité accrue lors d’événements climatiques. Toutefois, les Français estiment que les actions écologiques restent insuffisantes et réclament davantage d’ambition de la part de tous les acteurs. Une étude CFDT‑Fondation Jean Jaurès révèle que près de six Français sur dix souhaitent une transformation profonde de la société : 56 % jugent que la quête de richesse doit être moins valorisée, 60 % demandent de plafonner l’écart salarial à un ratio de 1 : 10, et la plupart associent une « vie réussie » à d’autres critères que la simple aisance financière. Le sondage indique également que les Français accordent davantage de valeur aux liens sociaux – famille, amis, temps libre – qu’à la richesse matérielle, et qu’ils rejettent fortement le consumérisme (83 % souhaitent moins de publicité). Une large majorité soutient des mesures écologiques concrètes (plafonnement des collections de vêtements, interdiction des produits hors saison importés, protection des sites naturels surfréquentés, limitation des vols individuels). L’analyse statistique segmente la population en trois groupes mobilisables : 16 % « noyau dur » très volontaristes, 18 % « France de la vie naturelle » engagés au quotidien mais peu politisés, et un groupe « France de la stabilité » modéré, urbain et favorable à l’investissement public sans rupture brutale. Pour que les écologistes obtiennent une majorité, ils devront concevoir des programmes et un discours capables de rassembler ces trois segments, qui représentent ensemble plus de la moitié de la population française.
**6. Redéfinir la liberté et l’économie**
La conception moderne de la liberté, née du libéralisme, reposait sur l’idée que la croissance économique rendait les sociétés indépendantes des aléas écologiques. Cette vision est aujourd’hui dépassée : les scientifiques alertent depuis des décennies sur la fragilité des écosystèmes et sur le fait que notre liberté dépend en réalité de notre capacité à vivre en harmonie avec eux. Il faut donc redéfinir la liberté non comme une autonomie totale vis‑à‑vis de la nature, mais comme la connaissance et la prise en compte des liens étroits qui unissent les sociétés aux écosystèmes, ce qui permettrait d’allier liberté et durabilité. Dans cette optique, l’économie doit cesser d'être le cadre structurant notre rapport au monde pour redevenir un simple outil, une boussole servant à organiser les échanges sociaux. La réticence actuelle envers la sobriété s’explique par un imaginaire hérité de la modernité, qui associe encore inconsciemment la limite à la privation matérielle. Rappelons que la France avait élaboré un premier scénario étatique de sobriété énergétique dès 1979 (suite au choc pétrolier), initiative oubliée après l’essor du nucléaire puis réactivée par l’association négaWatt.
**7. Transition écologique, emploi et financement**
La transition écologique entraînera des pertes d’emplois dans certains secteurs, mais il est indispensable d’accompagner les travailleurs : dispositifs de formation, sécurisation des emplois, création de parcours de transition et renforcement de la confiance entre les partenaires sociaux et la démocratie politique. La main‑d’œuvre formée est essentielle, notamment dans la rénovation énergétique. Le financement de la transition doit reposer davantage sur les ultrariches et les grandes entreprises, qui bénéficient actuellement de zones fiscales de non‑droit. Il faut également réviser l’utilisation des prélèvements obligatoires, aujourd’hui réduits sur les entreprises et augmentés sur les individus, et lutter contre la dégradation des services publics due à la privatisation de certains services. Une proposition phare consiste à conditionner toute aide publique à un seuil minimal de prélèvements obligatoires acquitté par les entreprises, afin de corriger cette anomalie fiscale.
**8. Exemples européens et perspectives**
L’expérience allemande montre qu’il est possible de sortir du nucléaire, de porter la part des renouvelables à environ 60 % du mix électrique, de multiplier les producteurs d’énergie solaire et de réduire progressivement l’usage du charbon, tout en mettant en place une politique industrielle écologique pour accompagner la transition des secteurs lourds (acier, chimie, automobile). Au niveau européen, 38 lois du Green Deal ont été adoptées, instaurant des limites contraignantes d’émissions pour l’industrie, le logement et les transports. Le succès des Verts en Allemagne repose sur une politique économique compétitive qui modernise plutôt qu’abat l’industrie chimique et automobile, transformant l’écologie en promesse d’abondance et d’espérance collective.
**Synthèse**
La vidéo appelle à remplacer le dogme de la croissance infinie du PIB par une vision de prospérité écologique fondée sur la satisfaction des besoins essentiels, la réduction des inégalités, la sobriété choisie et la redécouverte de la liberté comme harmonie avec les écosystèmes. Cette transition nécessite de nouveaux indicateurs de bien‑être, une fiscalité fortement redistributive, une réorganisation du travail autour du « pouvoir de vivre », et un dialogue inclusif capable de rallier les différents segments de la population française. En articulant ces dimensions – économiques, sociales, environnementales et démocratiques – les écologistes espèrent faire de la prospérité écologique une promesse d’amélioration concrète de la vie, porteuse d’espérance collective et de transformation durable de la société.
La soirée s’ouvre sur la constatation que le modèle dominant – « plus de croissance, plus de consommation, plus de prospérité » – structure nos économies, nos politiques et nos imaginaires, mais qu’il est aujourd’hui jugé écologiquement impossible, socialement injuste et politiquement insoutenable. Les intervenants proposent donc de redéfinir la prospérité : ne plus viser l’accumulation infinie de richesses, mais garantir à chacun un logement décent, une alimentation saine, un air pur, du temps libre, l’accès à la culture, la possibilité d’aimer, d’élever des enfants et de vieillir dignement. Cette « prospérité écologique » doit être présentée comme une promesse d’amélioration de la vie, et non comme une simple série de contraintes, afin de mobiliser les citoyens autour d’une espérance collective.
**1. Les limites du PIB et la nécessité de nouveaux indicateurs**
Le modèle économique actuel place la croissance du PIB comme objectif ultime, supposant qu’elle entraîne automatiquement amélioration de l’emploi, du niveau de vie et du bien‑être. Or, dans un monde aux ressources limitées, la croissance infinie du PIB est impossible ; le « découplage absolu » (PIB en hausse + baisse des émissions) s’avère souvent une illusion, obtenue davantage par la désindustrialisation que par une vraie décarbonation. Au‑delà d’un socle minimal de ressources, le bien‑être ne dépend plus du PIB mais de facteurs non marchands : volontariat, protection sociale, accès à la nature, convivialité, etc. Des indicateurs de richesse élargis (santé, éducation, environnement, inégalités) existent depuis 2015 et sont aujourd’hui repris dans les « comptes nationaux augmentés » de l’INSEE. Il faut transformer ces préoccupations de qualité de vie (cancer, solitude, etc.) en enjeux politiques concrets, de façon à ce que les gouvernements soient jugés sur la santé, l’équité et le bien‑être plutôt que sur la seule hausse du PIB.
**2. Redistribution, sobriété et lutte contre les inégalités**
La prospérité écologique ne s’oppose pas à la prospérité économique : on peut augmenter le pouvoir d’achat et le bien‑être même à croissance nulle, à condition de redistribuer les richesses. Les travaux de Thomas Piketty montrent que cela est possible grâce à une décarbonation massive, des politiques de sobriété et une réduction drastique des inégalités, tant entre les pays qu’à l’intérieur des pays riches (notamment une baisse de revenu pour les 6 % les plus fortunés). L’inégalité est fortement corrélée à l’empreinte carbone : les 10 % les plus riches en France émettent deux fois plus que la moyenne, et leur pouvoir d’influence freine les mesures écologiques. Ainsi, la clé d’une prospérité à la fois économique et écologique réside dans une politique fiscale très redistributive, des mesures volontaristes de sobriété et une lutte contre les inégalités.
**3. Sobriété comme principe démocratique**
La sobriété, peu examinée en profondeur, figure pourtant dans la loi française sur la transition énergétique et a servi à appuyer le rapport du GIEC. Philosophiquement, elle remonte à Harry Frankfurt (garantir à chacun suffisamment pour bien vivre) et, sociologiquement, à Thomas Prinson (2005) qui la voit comme un principe d’organisation sociale permettant la prospérité. Cette sobriété est présentée comme une démarche démocratique, opposée à la privation et critique de l’accumulation de richesse (milliardaires, philanthropie) qui révèle un déséquilibre économique. Atteindre la sobriété implique de remettre en question l’organisation économique actuelle au niveau européen, en révisant le traité de l’Union européenne actuellement orienté vers la concurrence et la croissance, pour rendre réellement opposable l’objectif de bien‑être des citoyens.
**4. Le « pouvoir de vivre » et la réorganisation du travail**
Dans une société sobre, la journée de travail serait organisée pour permettre de concilier vie professionnelle, responsabilités familiales et activités personnelles (ex. : pratique sportive en soirée grâce à des structures collectives). Cette approche met en avant le « pouvoir de vivre » plutôt que le seul pouvoir d’achat, en considérant la totalité des conditions de vie (logement, transport, garde d’enfants, environnement, etc.) qui influencent le bien‑être des travailleurs. La CFDT, aux côtés de 19 organisations de la société civile, a élaboré le pacte du pouvoir de vivre autour de quatre enjeux : justice sociale, transition écologique, services publics de qualité et réparation de la fracture démocratique. En s’intéressant à la complexité réelle des situations vécues, on évite de réduire les réponses à une simple augmentation de salaire et on reconnaît la nécessité d’être entendu, respecté et acteur des décisions qui affectent sa vie, y compris au travail.
**5. Opinion publique et leviers de mobilisation**
Les enquêtes Ipsos montrent que la France occupe aujourd’hui la première place parmi 30 pays en termes de préoccupation environnementale, avec une hausse marquée depuis 2018‑2019 et une sensibilité accrue lors d’événements climatiques. Toutefois, les Français estiment que les actions écologiques restent insuffisantes et réclament davantage d’ambition de la part de tous les acteurs. Une étude CFDT‑Fondation Jean Jaurès révèle que près de six Français sur dix souhaitent une transformation profonde de la société : 56 % jugent que la quête de richesse doit être moins valorisée, 60 % demandent de plafonner l’écart salarial à un ratio de 1 : 10, et la plupart associent une « vie réussie » à d’autres critères que la simple aisance financière. Le sondage indique également que les Français accordent davantage de valeur aux liens sociaux – famille, amis, temps libre – qu’à la richesse matérielle, et qu’ils rejettent fortement le consumérisme (83 % souhaitent moins de publicité). Une large majorité soutient des mesures écologiques concrètes (plafonnement des collections de vêtements, interdiction des produits hors saison importés, protection des sites naturels surfréquentés, limitation des vols individuels). L’analyse statistique segmente la population en trois groupes mobilisables : 16 % « noyau dur » très volontaristes, 18 % « France de la vie naturelle » engagés au quotidien mais peu politisés, et un groupe « France de la stabilité » modéré, urbain et favorable à l’investissement public sans rupture brutale. Pour que les écologistes obtiennent une majorité, ils devront concevoir des programmes et un discours capables de rassembler ces trois segments, qui représentent ensemble plus de la moitié de la population française.
**6. Redéfinir la liberté et l’économie**
La conception moderne de la liberté, née du libéralisme, reposait sur l’idée que la croissance économique rendait les sociétés indépendantes des aléas écologiques. Cette vision est aujourd’hui dépassée : les scientifiques alertent depuis des décennies sur la fragilité des écosystèmes et sur le fait que notre liberté dépend en réalité de notre capacité à vivre en harmonie avec eux. Il faut donc redéfinir la liberté non comme une autonomie totale vis‑à‑vis de la nature, mais comme la connaissance et la prise en compte des liens étroits qui unissent les sociétés aux écosystèmes, ce qui permettrait d’allier liberté et durabilité. Dans cette optique, l’économie doit cesser d'être le cadre structurant notre rapport au monde pour redevenir un simple outil, une boussole servant à organiser les échanges sociaux. La réticence actuelle envers la sobriété s’explique par un imaginaire hérité de la modernité, qui associe encore inconsciemment la limite à la privation matérielle. Rappelons que la France avait élaboré un premier scénario étatique de sobriété énergétique dès 1979 (suite au choc pétrolier), initiative oubliée après l’essor du nucléaire puis réactivée par l’association négaWatt.
**7. Transition écologique, emploi et financement**
La transition écologique entraînera des pertes d’emplois dans certains secteurs, mais il est indispensable d’accompagner les travailleurs : dispositifs de formation, sécurisation des emplois, création de parcours de transition et renforcement de la confiance entre les partenaires sociaux et la démocratie politique. La main‑d’œuvre formée est essentielle, notamment dans la rénovation énergétique. Le financement de la transition doit reposer davantage sur les ultrariches et les grandes entreprises, qui bénéficient actuellement de zones fiscales de non‑droit. Il faut également réviser l’utilisation des prélèvements obligatoires, aujourd’hui réduits sur les entreprises et augmentés sur les individus, et lutter contre la dégradation des services publics due à la privatisation de certains services. Une proposition phare consiste à conditionner toute aide publique à un seuil minimal de prélèvements obligatoires acquitté par les entreprises, afin de corriger cette anomalie fiscale.
**8. Exemples européens et perspectives**
L’expérience allemande montre qu’il est possible de sortir du nucléaire, de porter la part des renouvelables à environ 60 % du mix électrique, de multiplier les producteurs d’énergie solaire et de réduire progressivement l’usage du charbon, tout en mettant en place une politique industrielle écologique pour accompagner la transition des secteurs lourds (acier, chimie, automobile). Au niveau européen, 38 lois du Green Deal ont été adoptées, instaurant des limites contraignantes d’émissions pour l’industrie, le logement et les transports. Le succès des Verts en Allemagne repose sur une politique économique compétitive qui modernise plutôt qu’abat l’industrie chimique et automobile, transformant l’écologie en promesse d’abondance et d’espérance collective.
**Synthèse**
La vidéo appelle à remplacer le dogme de la croissance infinie du PIB par une vision de prospérité écologique fondée sur la satisfaction des besoins essentiels, la réduction des inégalités, la sobriété choisie et la redécouverte de la liberté comme harmonie avec les écosystèmes. Cette transition nécessite de nouveaux indicateurs de bien‑être, une fiscalité fortement redistributive, une réorganisation du travail autour du « pouvoir de vivre », et un dialogue inclusif capable de rallier les différents segments de la population française. En articulant ces dimensions – économiques, sociales, environnementales et démocratiques – les écologistes espèrent faire de la prospérité écologique une promesse d’amélioration concrète de la vie, porteuse d’espérance collective et de transformation durable de la société.