Marine Tondelier : "la décision de Bruel d'annuler sa tournée est juste normale" (France info)
Ecologistes
Publié le 02/09/2026 — Durée : 23 min
Dans le débat diffusé sur France Info, Marine Tondelier réagit à l’annulation de la tournée de Patrick Bruel, suite à sa mise en examen pour quatre viols ou tentatives de viol. Elle souligne que, dans le climat actuel du mouvement #MeToo, la pression exercée par les victimes – notamment grâce à l’intervention de Flavie Flamand – a contraint l’artiste à prendre « la seule décision qui s’imposait ». Tout en rappelant que la présomption d’innocence relève du domaine judiciaire et non politique, elle dénonce le double message envoyé aux femmes victimes de violences lorsqu’on laisse un artiste poursuivi se produire. La question du « cancelling » des chansons de Bruel dépasse le simple geste symbolique : chaque média doit décider de la diffusion, mais la responsabilité sociétale est au cœur du débat. Elle critique également les prises de position de certains élus qui appellent à un « bannissement total », jugées contraires aux valeurs républicaines.
Au-delà de ce dossier judiciaire, Tondelier profite de l’émission pour exposer les difficultés rencontrées par son parti écologiste. Malgré une visibilité de 3‑5 % dans les sondages, le parti peine à faire entendre ses propositions face à une couverture médiatique qui privilégie les chiffres aux débats de fond et relègue le climat hors de la « rubrique planète ». Elle accuse les candidats de tous bords d’opportunisme : ils ne s’engagent réellement sur le climat que lorsque le sujet devient politiquement rentable. Son parti, seul à publier dès l’été un plan d’adaptation, un plan « fraîcheur », ainsi qu’une stratégie de lutte contre les incendies et de protection civile, propose notamment de taxer les gros héritages pour financer la transition écologique.
Consciente que la gauche et les écologistes ne gagneront pas seuls, Tondelier insiste sur la nécessité d’allier les forces, en privilégiant les actes plutôt que les discours. Elle met en garde contre une éventuelle victoire de la droite ou de l’extrême‑droite, qu’elle juge catastrophique pour l’écologie et la justice sociale, et appelle à une nouvelle polarisation du débat. Dans ce cadre, le programme écologiste prévoit le retour de l’âge légal de la retraite à 62 ans (60 ans pour les métiers pénibles), l’abolition de la réforme portant l’âge à 64 ans, ainsi qu’un SMIC brut de 2 000 € financé en partie par la suppression de 10 % des exonérations de cotisations sociales et par un soutien renforcé aux TPE‑PME, qui sont désavantagées face aux grands groupes. Selon elle, 2,3 millions de travailleurs pauvres existent aujourd’hui ; relever le SMIC relancerait la consommation et instaurerait une justice sociale entre salariés et employeurs.
Sur le plan budgétaire, la conseillère générale de Haute‑France explique que le financement de la hausse du SMIC repose sur des aides directes, un guichet unique d’accompagnement et des mesures de transition écologique visant à alléger les factures des ménages. Elle déplore toutefois l’impossibilité de voter le budget régional en fin d’année, la dotation de l’État restant inconnue, ce qui rend la situation budgétaire incontrôlable. Face à l’illégitimité perçue du gouvernement, son groupe a censuré les précédents budgets, s’est abstenu sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale après avoir dénoncé le doublement des franchises médicales, puis a constaté que le gouvernement a augmenté ces franchises de 40 % par décret, sans passage parlementaire. Dans ce contexte de méfiance, elle évoque la possibilité d’une désobéissance civile si le Rassemblement national remportait les élections de 2027, notamment en refusant d’appliquer des mesures visant à verbaliser le port du voile, jugées contraires à la laïcité. Elle met en garde contre la « stratégie de respectabilité » du RN, qui cherche à présenter ses adversaires comme non républicains afin de légitimer son propre programme, qu’elle estime dangereux pour la démocratie et les personnes stigmatisées.
Enfin, le porte‑parole de la campagne écologiste rappelle que son rôle est de faire avancer le débat politico‑médiatique, et que la simple mise en place d’une « cravate » ne suffit pas à garantir le succès. Grâce à une mobilisation intensive d’un mois, il a contribué à empêcher Jordan Banane d’accéder au poste de Premier ministre, montrant que la situation actuelle n’est pas une alternance ordinaire. Il évoque, en métaphore, sa grossesse avancée prévue pour septembre, symbole de son engagement continu, et demande à Marine Tondelier d’éclaircir la stratégie d’alliance envisagée, qu’il qualifie d’« alliance gagnante ». Il conclut en remerciant les auditeurs de France Info.
Au-delà de ce dossier judiciaire, Tondelier profite de l’émission pour exposer les difficultés rencontrées par son parti écologiste. Malgré une visibilité de 3‑5 % dans les sondages, le parti peine à faire entendre ses propositions face à une couverture médiatique qui privilégie les chiffres aux débats de fond et relègue le climat hors de la « rubrique planète ». Elle accuse les candidats de tous bords d’opportunisme : ils ne s’engagent réellement sur le climat que lorsque le sujet devient politiquement rentable. Son parti, seul à publier dès l’été un plan d’adaptation, un plan « fraîcheur », ainsi qu’une stratégie de lutte contre les incendies et de protection civile, propose notamment de taxer les gros héritages pour financer la transition écologique.
Consciente que la gauche et les écologistes ne gagneront pas seuls, Tondelier insiste sur la nécessité d’allier les forces, en privilégiant les actes plutôt que les discours. Elle met en garde contre une éventuelle victoire de la droite ou de l’extrême‑droite, qu’elle juge catastrophique pour l’écologie et la justice sociale, et appelle à une nouvelle polarisation du débat. Dans ce cadre, le programme écologiste prévoit le retour de l’âge légal de la retraite à 62 ans (60 ans pour les métiers pénibles), l’abolition de la réforme portant l’âge à 64 ans, ainsi qu’un SMIC brut de 2 000 € financé en partie par la suppression de 10 % des exonérations de cotisations sociales et par un soutien renforcé aux TPE‑PME, qui sont désavantagées face aux grands groupes. Selon elle, 2,3 millions de travailleurs pauvres existent aujourd’hui ; relever le SMIC relancerait la consommation et instaurerait une justice sociale entre salariés et employeurs.
Sur le plan budgétaire, la conseillère générale de Haute‑France explique que le financement de la hausse du SMIC repose sur des aides directes, un guichet unique d’accompagnement et des mesures de transition écologique visant à alléger les factures des ménages. Elle déplore toutefois l’impossibilité de voter le budget régional en fin d’année, la dotation de l’État restant inconnue, ce qui rend la situation budgétaire incontrôlable. Face à l’illégitimité perçue du gouvernement, son groupe a censuré les précédents budgets, s’est abstenu sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale après avoir dénoncé le doublement des franchises médicales, puis a constaté que le gouvernement a augmenté ces franchises de 40 % par décret, sans passage parlementaire. Dans ce contexte de méfiance, elle évoque la possibilité d’une désobéissance civile si le Rassemblement national remportait les élections de 2027, notamment en refusant d’appliquer des mesures visant à verbaliser le port du voile, jugées contraires à la laïcité. Elle met en garde contre la « stratégie de respectabilité » du RN, qui cherche à présenter ses adversaires comme non républicains afin de légitimer son propre programme, qu’elle estime dangereux pour la démocratie et les personnes stigmatisées.
Enfin, le porte‑parole de la campagne écologiste rappelle que son rôle est de faire avancer le débat politico‑médiatique, et que la simple mise en place d’une « cravate » ne suffit pas à garantir le succès. Grâce à une mobilisation intensive d’un mois, il a contribué à empêcher Jordan Banane d’accéder au poste de Premier ministre, montrant que la situation actuelle n’est pas une alternance ordinaire. Il évoque, en métaphore, sa grossesse avancée prévue pour septembre, symbole de son engagement continu, et demande à Marine Tondelier d’éclaircir la stratégie d’alliance envisagée, qu’il qualifie d’« alliance gagnante ». Il conclut en remerciant les auditeurs de France Info.