Marine Tondelier : "le RN est l'allié de Poutine et Trump, ce sont des patriotes de pacotille" (BFM)
Ecologistes
Publié le 06/09/2026 — Durée : 27 min
Marine Tondelier, enceinte de 37 semaines, poursuit sa campagne depuis son domicile afin d’éviter les déplacements à Paris. Elle réagit au sondage du *Parisien* qui place Marine Le Pen au second tour contre Édouard Philippe et ne lui attribue que 4 % d’intentions de vote, soulignant que la division de la gauche rend la défaite quasi certaine. Selon elle, la gauche doit impérativement s’unir ; elle milite depuis des mois pour le slogan « pour l’écologie et pour l’union » et considère que les écologistes sont les mieux placés pour fédérer les différentes forces. Elle appelle les partis de gauche à se rencontrer autour d’une table afin de définir un « chemin de victoire », insistant que la lutte contre l’extrême droite passe par une alliance solide. Pour illustrer cet engagement, elle rappelle son tour de 5 000 km en van électrique à travers la France, montrant que les électeurs écologistes et de gauche partagent les mêmes enjeux et ne peuvent plus se permettre de se disputer entre eux.
Tondelier estime que retirer une candidate écologiste enverrait un mauvais signal et ne résoudrait pas les problèmes de division interne. Elle juge que la meilleure chance de la gauche de se qualifier au second tour reste Jean‑Luc Mélenchon, mais affirme que l’objectif doit être de gagner ce second tour, pas seulement d’y accéder. Les sondages, selon elle, ne reflètent qu’une popularité momentanée et ne peuvent prédire l’issue finale ; il faut donc adopter une stratégie collective plutôt que de se résigner. Elle souligne les profondes divergences au sein de la gauche (économie, Europe, Ukraine, nucléaire, Moyen‑Orient) qui rendent difficile toute réconciliation rapide avant le premier tour, tout en rappelant que l’écologie est désormais le point central du débat à gauche et que les partis doivent s’unir autour de ce thème, ainsi que de l’Europe et de la justice sociale, pour offrir une vraie alternative à la droite et à l’extrême‑droite.
Les écologistes, selon Tondelier, ne cherchent pas à imposer un programme exhaustif, mais à construire un projet commun réalisable, destiné à protéger tous les Français, même ceux qui ne votent pas pour eux. Elle note que, contrairement à une époque où le parti se sentait isolé et moqué, l’écologie est aujourd’hui le centre d’attention de la gauche, chaque formation voulant se réclamer du titre de « plus écologiste », ce qui place les écologistes au cœur du « chemin de victoire ». Interrogée sur le fait de ne pas avoir tiré parti de la crise climatique de l’été pour gagner électoralement, elle répond que le parti ne veut pas profiter de la détresse des citoyens et que le débat médiatique a été pollué par des « fake news » et des accusations infondées, notamment de la part de la droite et de l’extrême‑droite. Elle réaffirme que les écologistes n’ont jamais été contre la lutte contre le climat, que les mensonges se répandent rapidement tandis que la vérité met plus de temps à émerger, et qu’il faut interdire la désinformation en politique. Elle dénonce également le fait que leurs propositions, portées depuis quarante ans, soient constamment détournées ou ridiculisées, ce qui empêche un débat honnête sur les solutions à apporter.
Sur le plan international, Tondelier observe que les partis écologistes atteignent environ 15 % en Suède, 10 % en Belgique et en Allemagne, tandis qu’en France ils stagnent autour de 4 %, ce qui interroge l’attractivité de leur offre politique. S’appuyant sur son année passée en Suède, elle souligne que ce pays dépasse 70 % d’énergies renouvelables et critique les responsables français pour leurs gestes écologiques superficiels, l’annulation de commandes (canadaires, base de Gironde) et la réduction du fonds vert, ainsi que pour un système médiatique plus concentré entre les mains de milliardaires. Elle identifie deux périls existentiels pour la France – l’effondrement climatique et la montée de l’extrême droite – et regrette que les entretiens portent davantage sur des personnalités (Mélenchon, Glucksmann) que sur des sujets de fond comme l’Ukraine, l’immigration ou l’écologie. Concernant l’aide à l’Ukraine, elle rappelle que la contribution bilatérale française représente seulement 0,3 % du PIB, affirme que soutenir l’Ukraine est essentiel pour la sécurité européenne et la liberté des peuples, et dénonce l’appel du Rassemblement national à couper cette aide comme antipatriotique et aligné avec les intérêts de Poutine, Trump et Musk. Elle note que de nombreux Français restent pro‑ukrainiens mais s’interrogent sur les contraintes budgétaires, appelant à passer du spectacle politique à des propositions concrètes face aux deux menaces.
Pour rendre cet aide plus acceptable, Tondelier pointe le manque de consentement à financer cet aide comme provenant d’une perception d’injustice fiscale : les plus riches paient proportionnellement moins que le reste de la population, notamment grâce à des niches fiscales et à l’absence de taxation suffisante des très gros héritages. Elle propose d’imposer 10 % sur les successions supérieures à 4 millions d’euros et 20 % au‑delà de 13 millions, ce qui permettrait de récolter environ 15 milliards d’euros par an jusqu’en 2040, sans toucher aux dépenses essentielles comme la santé, l’école ou l’écologie. Elle plaide donc pour une répartition plus équitable du fardeau fiscal afin que l’aide à l’Ukraine soit mieux acceptée et durable, tout en rappelant que la loi de programmation militaire doit rester protégée. Elle critique le système actuel comme un « privilège » des ultra‑riches et appelle à le réformer pour rendre la solidarité nationale plus juste.
Enfin, elle soutient l’exemple gallois qui montre qu’il est possible d’instaurer un dispositif partagé pour lutter contre les mensonges en politique sans créer un « ministère de la vérité ». Elle cite l’histoire de Roger Salangrot, maire de Lille qui s’est suicidé en 1936 après que la presse d’extrême droite a diffusé une fausse accusation de désertion, illustrant la puissance destructrice des fake‑news. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les fausses informations se propagent comme une traînée de poudre, tandis que rétablir la vérité prend beaucoup plus de temps et n’atteint jamais tous les auditeurs. Elle propose donc que la justice, de façon indépendante, sanctionne les mensonges délibérés – jusqu’à l’inéligibilité ou la révocation – comme le prévoit la législation galloise, tout en régulant les plateformes numériques, afin d’encadrer les discours politiques sans laisser des politiciens décider ce qui est vrai.
Tondelier estime que retirer une candidate écologiste enverrait un mauvais signal et ne résoudrait pas les problèmes de division interne. Elle juge que la meilleure chance de la gauche de se qualifier au second tour reste Jean‑Luc Mélenchon, mais affirme que l’objectif doit être de gagner ce second tour, pas seulement d’y accéder. Les sondages, selon elle, ne reflètent qu’une popularité momentanée et ne peuvent prédire l’issue finale ; il faut donc adopter une stratégie collective plutôt que de se résigner. Elle souligne les profondes divergences au sein de la gauche (économie, Europe, Ukraine, nucléaire, Moyen‑Orient) qui rendent difficile toute réconciliation rapide avant le premier tour, tout en rappelant que l’écologie est désormais le point central du débat à gauche et que les partis doivent s’unir autour de ce thème, ainsi que de l’Europe et de la justice sociale, pour offrir une vraie alternative à la droite et à l’extrême‑droite.
Les écologistes, selon Tondelier, ne cherchent pas à imposer un programme exhaustif, mais à construire un projet commun réalisable, destiné à protéger tous les Français, même ceux qui ne votent pas pour eux. Elle note que, contrairement à une époque où le parti se sentait isolé et moqué, l’écologie est aujourd’hui le centre d’attention de la gauche, chaque formation voulant se réclamer du titre de « plus écologiste », ce qui place les écologistes au cœur du « chemin de victoire ». Interrogée sur le fait de ne pas avoir tiré parti de la crise climatique de l’été pour gagner électoralement, elle répond que le parti ne veut pas profiter de la détresse des citoyens et que le débat médiatique a été pollué par des « fake news » et des accusations infondées, notamment de la part de la droite et de l’extrême‑droite. Elle réaffirme que les écologistes n’ont jamais été contre la lutte contre le climat, que les mensonges se répandent rapidement tandis que la vérité met plus de temps à émerger, et qu’il faut interdire la désinformation en politique. Elle dénonce également le fait que leurs propositions, portées depuis quarante ans, soient constamment détournées ou ridiculisées, ce qui empêche un débat honnête sur les solutions à apporter.
Sur le plan international, Tondelier observe que les partis écologistes atteignent environ 15 % en Suède, 10 % en Belgique et en Allemagne, tandis qu’en France ils stagnent autour de 4 %, ce qui interroge l’attractivité de leur offre politique. S’appuyant sur son année passée en Suède, elle souligne que ce pays dépasse 70 % d’énergies renouvelables et critique les responsables français pour leurs gestes écologiques superficiels, l’annulation de commandes (canadaires, base de Gironde) et la réduction du fonds vert, ainsi que pour un système médiatique plus concentré entre les mains de milliardaires. Elle identifie deux périls existentiels pour la France – l’effondrement climatique et la montée de l’extrême droite – et regrette que les entretiens portent davantage sur des personnalités (Mélenchon, Glucksmann) que sur des sujets de fond comme l’Ukraine, l’immigration ou l’écologie. Concernant l’aide à l’Ukraine, elle rappelle que la contribution bilatérale française représente seulement 0,3 % du PIB, affirme que soutenir l’Ukraine est essentiel pour la sécurité européenne et la liberté des peuples, et dénonce l’appel du Rassemblement national à couper cette aide comme antipatriotique et aligné avec les intérêts de Poutine, Trump et Musk. Elle note que de nombreux Français restent pro‑ukrainiens mais s’interrogent sur les contraintes budgétaires, appelant à passer du spectacle politique à des propositions concrètes face aux deux menaces.
Pour rendre cet aide plus acceptable, Tondelier pointe le manque de consentement à financer cet aide comme provenant d’une perception d’injustice fiscale : les plus riches paient proportionnellement moins que le reste de la population, notamment grâce à des niches fiscales et à l’absence de taxation suffisante des très gros héritages. Elle propose d’imposer 10 % sur les successions supérieures à 4 millions d’euros et 20 % au‑delà de 13 millions, ce qui permettrait de récolter environ 15 milliards d’euros par an jusqu’en 2040, sans toucher aux dépenses essentielles comme la santé, l’école ou l’écologie. Elle plaide donc pour une répartition plus équitable du fardeau fiscal afin que l’aide à l’Ukraine soit mieux acceptée et durable, tout en rappelant que la loi de programmation militaire doit rester protégée. Elle critique le système actuel comme un « privilège » des ultra‑riches et appelle à le réformer pour rendre la solidarité nationale plus juste.
Enfin, elle soutient l’exemple gallois qui montre qu’il est possible d’instaurer un dispositif partagé pour lutter contre les mensonges en politique sans créer un « ministère de la vérité ». Elle cite l’histoire de Roger Salangrot, maire de Lille qui s’est suicidé en 1936 après que la presse d’extrême droite a diffusé une fausse accusation de désertion, illustrant la puissance destructrice des fake‑news. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, les fausses informations se propagent comme une traînée de poudre, tandis que rétablir la vérité prend beaucoup plus de temps et n’atteint jamais tous les auditeurs. Elle propose donc que la justice, de façon indépendante, sanctionne les mensonges délibérés – jusqu’à l’inéligibilité ou la révocation – comme le prévoit la législation galloise, tout en régulant les plateformes numériques, afin d’encadrer les discours politiques sans laisser des politiciens décider ce qui est vrai.