ATTAL ET 𝗟𝗘𝗦 "𝗘𝗧𝗔𝗧𝗦-𝗨𝗡𝗜𝗦 𝗗'𝗘𝗨𝗥𝗢𝗣𝗘"
François Asselineau
Publié le 19/09/2026 — Durée : 2 min
Gabriel Attal a présenté son projet d’« États‑Unis d’Europe » comme une idée nouvelle pour le XXIe siècle, en s’appuyant sur une référence historique à Victor Hugo qui, au XIXe siècle, envisageait déjà une union européenne incluant la Russie afin de mener une colonisation conjointe de l’Asie et de l’Afrique sous le prétexte de « civiliser » ces continents. Le texte souligne que cette référence est problématique : elle rappelle en réalité le projet colonial européen du XIXᵉ siècle, où l’Afrique était considérée comme inhabitée et l’Asie peuplée de « barbares ».
L’auteur critique Attal pour présenter comme novateur une idée déjà ancienne et pour ignorer le bilan des promesses européennes. Il rappelle que, depuis le traité de Maastricht (1992), la part du PIB mondial représentée par l’Union européenne est passée de 29 % à 17 % (une baisse de 40 %), tandis que la Chine est passée de 1,7 % à 17 % et que les États‑Unis ont continué à croître.
Par ailleurs, le texte rappelle que la France exerçait autrefois une influence mondiale plus forte lorsqu’elle menait une politique étrangère indépendante (hors OTAN, dialogue avec l’URSS sous de Gaulle) et qu’elle était leader technologique (Concorde, ArianeSpace). Aujourd’hui, les pays européens seraient absents de ces domaines, ce qui fait du projet d’« États‑Unis d’Europe » présenté par Attal un « cauchemar » plutôt qu’une voie de renouveau.
En résumé, la critique porte sur :
1. Le caractère non novateur et historiquement chargé (colonial) du projet d’Attal.
2. Le déclin relatif de l’Europe sur la scène économique mondiale.
3. L’absence de bilan critique des promesses europhiles.
4. La perte d’influence et de leadership technologique de la France et de l’Europe contemporaine.
L’auteur critique Attal pour présenter comme novateur une idée déjà ancienne et pour ignorer le bilan des promesses européennes. Il rappelle que, depuis le traité de Maastricht (1992), la part du PIB mondial représentée par l’Union européenne est passée de 29 % à 17 % (une baisse de 40 %), tandis que la Chine est passée de 1,7 % à 17 % et que les États‑Unis ont continué à croître.
Par ailleurs, le texte rappelle que la France exerçait autrefois une influence mondiale plus forte lorsqu’elle menait une politique étrangère indépendante (hors OTAN, dialogue avec l’URSS sous de Gaulle) et qu’elle était leader technologique (Concorde, ArianeSpace). Aujourd’hui, les pays européens seraient absents de ces domaines, ce qui fait du projet d’« États‑Unis d’Europe » présenté par Attal un « cauchemar » plutôt qu’une voie de renouveau.
En résumé, la critique porte sur :
1. Le caractère non novateur et historiquement chargé (colonial) du projet d’Attal.
2. Le déclin relatif de l’Europe sur la scène économique mondiale.
3. L’absence de bilan critique des promesses europhiles.
4. La perte d’influence et de leadership technologique de la France et de l’Europe contemporaine.
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