« Nous devons être plus exigeants sur l’école » | Édouard Philippe
Horizon
Publié le 02/09/2026 — Durée : 10 min
Dans cette interview, Édouard Philippe et Benjamin Duhamel présentent un programme ambitieux destiné à redonner à l’école française son exigence et son attractivité. Au cœur de la réforme, ils proposent une hausse de 20 % des salaires des enseignants sur cinq ans, afin d’aligner la rémunération moyenne sur le niveau de l’OCDE. Cette revalorisation s’appuie sur la forte baisse du nombre d’élèves – 600 000 de moins ces cinq dernières années et près d’un million de moins à l’horizon 2030 – qui permet de réduire les recrutements et de réaffecter les moyens, notamment en privilégiant des classes plus petites dès la maternelle et le primaire et en doublant les effectifs dans les niveaux les plus précoces. Les professeurs devront, en contrepartie, s’engager dans une formation continue renforcée.
Le projet repose également sur une plus grande autonomie des établissements. Les collectivités territoriales disposeront de davantage de liberté pour adapter les projets pédagogiques et les dotations horaires aux besoins locaux, tout en veillant à ce que cette décentralisation ne crée pas d’écoles à deux vitesses. La confiance est placée dans la compétence des enseignants, dont la priorité reste la réussite des élèves, ainsi que dans la communauté éducative – chefs d’établissement, parents et collectivités – pour prendre les meilleures décisions.
Sur le plan du contenu, les intervenants insistent sur le renforcement des savoirs fondamentaux – lecture, écriture et mathématiques – et sur la nécessité d’une exigence accrue dans les pratiques quotidiennes. Ils évoquent la possibilité de mettre en place un examen à la fin du CM2, sans toutefois préciser les modalités définitives.
Le programme aborde aussi la question des retraites : il faut travailler plus longtemps, mais l’âge exact de départ (65, 66 ou 67 ans) n’est pas encore fixé, et un futur système de capitalisation obligatoire est envisagé.
Parallèlement, Édouard Philippe réaffirme son attachement au principe de laïcité, qui combine neutralité de l’État et liberté de conscience. Il rappelle que les fonctionnaires doivent observer une stricte neutralité, tandis que la liberté religieuse des citoyens doit être garantie tant qu’elle respecte la loi. Il condamne la proposition du Rassemblement national d’interdire le port du voile dans l’espace public, la juge inconstitutionnelle et incompatible avec les valeurs républicaines.
Enfin, le ministre critique l’usage excessif des sondages en politique, préférant se concentrer sur le débat de fond. Il conclut en soulignant que l’école doit être sereine, exigeante et plaisante afin d’assurer une transmission efficace du savoir et de restaurer l’excellence et le mérite au sein du système scolaire.
Le projet repose également sur une plus grande autonomie des établissements. Les collectivités territoriales disposeront de davantage de liberté pour adapter les projets pédagogiques et les dotations horaires aux besoins locaux, tout en veillant à ce que cette décentralisation ne crée pas d’écoles à deux vitesses. La confiance est placée dans la compétence des enseignants, dont la priorité reste la réussite des élèves, ainsi que dans la communauté éducative – chefs d’établissement, parents et collectivités – pour prendre les meilleures décisions.
Sur le plan du contenu, les intervenants insistent sur le renforcement des savoirs fondamentaux – lecture, écriture et mathématiques – et sur la nécessité d’une exigence accrue dans les pratiques quotidiennes. Ils évoquent la possibilité de mettre en place un examen à la fin du CM2, sans toutefois préciser les modalités définitives.
Le programme aborde aussi la question des retraites : il faut travailler plus longtemps, mais l’âge exact de départ (65, 66 ou 67 ans) n’est pas encore fixé, et un futur système de capitalisation obligatoire est envisagé.
Parallèlement, Édouard Philippe réaffirme son attachement au principe de laïcité, qui combine neutralité de l’État et liberté de conscience. Il rappelle que les fonctionnaires doivent observer une stricte neutralité, tandis que la liberté religieuse des citoyens doit être garantie tant qu’elle respecte la loi. Il condamne la proposition du Rassemblement national d’interdire le port du voile dans l’espace public, la juge inconstitutionnelle et incompatible avec les valeurs républicaines.
Enfin, le ministre critique l’usage excessif des sondages en politique, préférant se concentrer sur le débat de fond. Il conclut en soulignant que l’école doit être sereine, exigeante et plaisante afin d’assurer une transmission efficace du savoir et de restaurer l’excellence et le mérite au sein du système scolaire.
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