ARRAS 2025 - Ukraine/Otan : la France libre pour la Paix.
Les Patriotes
Publié le 14/09/2026 — Durée : 100 min
**Résumé global**
La table‑ronde « Ukraine : la France libre pour la paix » analyse le conflit ukrainien comme le point d’aboutissement d’une rivalité géopolitique de longue date entre les blocs Est et Ouest, aujourd’hui incarnée par une guerre par procuration entre les États‑Unis et la Russie.
- **Origines du conflit** : L’Ukraine, État récent créé par l’URSS, possède une identité nationale fragmentée (est‑sud russophone vs ouest‑ukrainophone) et a toujours été sous l’influence d’oligarques et de puissances étrangères. Depuis la fin du XIXᵉ siècle, les États‑Unis ont cherché à empêcher l’émergence d’un rival eurasiatique en appliquant les théories de Mackinder (Heartland) et de Spykman (encerclement), puis, après l’effondrement de l’URSS, en faisant de l’Ukraine un « pont » stratégique destiné à isoler la Russie. Cette politique s’est appuyée sur le soft power (ONG telles que NED, Open Society, révolutions de couleur) pour former une élite pro‑occidentale, culminant avec la révolution orange de 2004 et le renversement de Viktor Ianoukovytch en 2014, présenté par les intervenants comme un coup d’État soutenu par Washington et Bruxelles.
- **Conséquences et dynamique du conflit** : Le renversement a déclenché une politique de « réingénierie sociale » en Ukraine visant à marginaliser la langue et la culture russes, à glorifier des figures controversées (Stepan Bandera) et à provoquer une sécession dans l’est et le sud du pays, où des populations russophones ont proclamé leur autonomie ou leur rattachement à la Russie. Cette guerre civile, qui aurait fait plus de 14 000 morts et un million de déplacés entre 2014 et 2022, est présentée comme le véritable commencement du conflit, l’intervention russe de 2022 n’en étant qu’une continuation motivée par la crainte d’un État anti‑russe à sa frontière.
- **Rôle de l’OTAN et des États‑Unis** : L’OTAN est décrite comme un instrument de domination américaine, servant à contrôler politiquement l’Europe, à maintenir un marché d’armement pour l’industrie militaro‑industrielle US et à préparer une guerre d’usure contre la Russie. Les interventions de l’OTAN en Serbie (1999) et en Afghanistan, ainsi que les exercices fréquents aux frontières russes (ex. manœuvres ZAPAD), sont perçues comme des provocations qui réduisent le temps de réaction russe et augmentent le risque d’escalade. L’élargissement de l’Alliance (Suède, Finlande) et le soutien financier et militaire à l’Ukraine sont interprétés comme des moyens d’isoler Moscou et d’empêcher un rapprochement entre l’Europe occidentale et la Russie, tout en renforçant la dépendance européenne aux armes américaines.
- **Position russe** : Moscou considère que l’Occident a trahi ses promesses de non‑élargissement de l’OTAN après la réunification allemande et a mené, depuis les années 1990, une série d’interventions (révolutions de couleur, bombardements de la Serbie, guerre en Irak) qui ont détruit toute confiance. L’intervention en Ukraine vise, selon la Russie, à protéger sa frontière et les populations russophones, à contrer une idéologie perçue comme néonazie ou « woke », et à s’inscrire dans une lutte plus large contre le modèle mondialiste atlantiste. Cette lutte passe par la dédollarisation, la création de systèmes de paiement alternatifs (MIR, CIPS) et le renforcement de blocs multipolaires (BRICS, OCS) afin d’instaurer un ordre respectant les souverainetés nationales.
- **Conséquences économiques et stratégiques** : La Russie tire actuellement des avantages de la guerre (PIB en croissance, faible chômage, endettement modéré) tandis que l’Ukraine subit d’importantes pertes territoriales et humaines. L’Union européenne et la France sont critiquées pour leurs promesses non tenues, leurs dépenses militaires croissantes et leur alignement sur la politique américaine, qui affaiblit leur souveraineté stratégique et augmente leur vulnérabilité (dépendance énergétique, exposition aux représailles russes, pression financière de l’aide à l’Ukraine).
- **Appel à la souveraineté française** : Les intervenants soulignent que la France doit renouer avec une politique étrangère indépendante, équilibrée et pacifique, en rompant avec l’atlantisme qui l’a conduite à suivre aveuglément la ligne américaine. Ils préconisent un recentrage sur la dissuasion nucléaire, la sécurité énergétique et le dialogue, plutôt que sur un réarmement financé par Paris qui sert principalement les intérêts américains. La table‑ronde se conclut par un appel à la vérité, à la résistance contre la censure médiatique et à la poursuite du débat afin de préserver la paix et la souveraineté nationale.
La table‑ronde « Ukraine : la France libre pour la paix » analyse le conflit ukrainien comme le point d’aboutissement d’une rivalité géopolitique de longue date entre les blocs Est et Ouest, aujourd’hui incarnée par une guerre par procuration entre les États‑Unis et la Russie.
- **Origines du conflit** : L’Ukraine, État récent créé par l’URSS, possède une identité nationale fragmentée (est‑sud russophone vs ouest‑ukrainophone) et a toujours été sous l’influence d’oligarques et de puissances étrangères. Depuis la fin du XIXᵉ siècle, les États‑Unis ont cherché à empêcher l’émergence d’un rival eurasiatique en appliquant les théories de Mackinder (Heartland) et de Spykman (encerclement), puis, après l’effondrement de l’URSS, en faisant de l’Ukraine un « pont » stratégique destiné à isoler la Russie. Cette politique s’est appuyée sur le soft power (ONG telles que NED, Open Society, révolutions de couleur) pour former une élite pro‑occidentale, culminant avec la révolution orange de 2004 et le renversement de Viktor Ianoukovytch en 2014, présenté par les intervenants comme un coup d’État soutenu par Washington et Bruxelles.
- **Conséquences et dynamique du conflit** : Le renversement a déclenché une politique de « réingénierie sociale » en Ukraine visant à marginaliser la langue et la culture russes, à glorifier des figures controversées (Stepan Bandera) et à provoquer une sécession dans l’est et le sud du pays, où des populations russophones ont proclamé leur autonomie ou leur rattachement à la Russie. Cette guerre civile, qui aurait fait plus de 14 000 morts et un million de déplacés entre 2014 et 2022, est présentée comme le véritable commencement du conflit, l’intervention russe de 2022 n’en étant qu’une continuation motivée par la crainte d’un État anti‑russe à sa frontière.
- **Rôle de l’OTAN et des États‑Unis** : L’OTAN est décrite comme un instrument de domination américaine, servant à contrôler politiquement l’Europe, à maintenir un marché d’armement pour l’industrie militaro‑industrielle US et à préparer une guerre d’usure contre la Russie. Les interventions de l’OTAN en Serbie (1999) et en Afghanistan, ainsi que les exercices fréquents aux frontières russes (ex. manœuvres ZAPAD), sont perçues comme des provocations qui réduisent le temps de réaction russe et augmentent le risque d’escalade. L’élargissement de l’Alliance (Suède, Finlande) et le soutien financier et militaire à l’Ukraine sont interprétés comme des moyens d’isoler Moscou et d’empêcher un rapprochement entre l’Europe occidentale et la Russie, tout en renforçant la dépendance européenne aux armes américaines.
- **Position russe** : Moscou considère que l’Occident a trahi ses promesses de non‑élargissement de l’OTAN après la réunification allemande et a mené, depuis les années 1990, une série d’interventions (révolutions de couleur, bombardements de la Serbie, guerre en Irak) qui ont détruit toute confiance. L’intervention en Ukraine vise, selon la Russie, à protéger sa frontière et les populations russophones, à contrer une idéologie perçue comme néonazie ou « woke », et à s’inscrire dans une lutte plus large contre le modèle mondialiste atlantiste. Cette lutte passe par la dédollarisation, la création de systèmes de paiement alternatifs (MIR, CIPS) et le renforcement de blocs multipolaires (BRICS, OCS) afin d’instaurer un ordre respectant les souverainetés nationales.
- **Conséquences économiques et stratégiques** : La Russie tire actuellement des avantages de la guerre (PIB en croissance, faible chômage, endettement modéré) tandis que l’Ukraine subit d’importantes pertes territoriales et humaines. L’Union européenne et la France sont critiquées pour leurs promesses non tenues, leurs dépenses militaires croissantes et leur alignement sur la politique américaine, qui affaiblit leur souveraineté stratégique et augmente leur vulnérabilité (dépendance énergétique, exposition aux représailles russes, pression financière de l’aide à l’Ukraine).
- **Appel à la souveraineté française** : Les intervenants soulignent que la France doit renouer avec une politique étrangère indépendante, équilibrée et pacifique, en rompant avec l’atlantisme qui l’a conduite à suivre aveuglément la ligne américaine. Ils préconisent un recentrage sur la dissuasion nucléaire, la sécurité énergétique et le dialogue, plutôt que sur un réarmement financé par Paris qui sert principalement les intérêts américains. La table‑ronde se conclut par un appel à la vérité, à la résistance contre la censure médiatique et à la poursuite du débat afin de préserver la paix et la souveraineté nationale.