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Face à la haine, nous faisons République | Denis Öztorun

Parti Communiste Français

Publié le 06/09/2026 — Durée : 37 min

Le discours de Denis Öztorun célèbre l’unité républicaine qui s’est manifestée après qu’une invitation officielle ait été souillée d’une insulte anonyme. Il remercie les parlementaires, élus locaux, syndicats, associations, représentants religieux et philosophiques ainsi que les milliers de citoyens venus de toute la région, soulignant que, malgré leurs différences politiques, idéologiques et confessionnelles, tous partagent les valeurs fondamentales de la République : égalité, dignité, fraternité et laïcité. Il condamne avec la même détermination les injures fondées sur les origines turques, la religion ou l’orientation sexuelle, rappelant que la lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, le racisme et l’homophobie doit être menée sans parti pris, la justice étant appelée à établir les responsabilités sans vengeance.

Le maire rappelle que son mandat, issu du suffrage, implique de servir tous les habitants, y compris ceux qui ne peuvent pas voter, et de protéger les plus vulnérables. Il réaffirme les principes d’une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, où le respect de toutes les consciences, l’égalité des droits et la fraternité se traduisent par une solidarité concrète envers les personnes en difficulté. La parole donnée est présentée comme une boussole morale qui l’engage à rester fidèle à ses engagements, même lorsque les décisions sont difficiles ou impopulaires. Il rend hommage à Méliné et Misak Manouchan, deux orphelins arméniens résistants qui, malgré l’absence de nationalité française, ont sacrifié leur vie pour la liberté du pays, illustrant ainsi le modèle de citoyenneté et de dévouement que la République doit honorer. Il insiste également sur l’indispensabilité du débat public, à condition que l’humiliation et la transformation de l’adversaire en ennemi n’y aient aucune place.

Le discours poursuit en rendant hommage à Méliné et Misak, deux femmes dont l’exil, l’amour, la poésie et la résistance ont apporté une « grandeur » à la France et à la République. Il souligne que reconnaître les crimes du passé ne doit pas engendrer de culpabilité héréditaire mais former des consciences responsables, appelant à une mémoire républicaine inclusive où chaque génération apprend que les femmes ne sont pas de simples personnages secondaires. Les 80 noms de femmes choisis pour les rues et les bâtiments illustrent cette diversité de modèles à transmettre. Le projet « 35 », porté jusqu’en 2035, vise à créer une « université populaire à ciel ouvert » où enseignants, ouvriers, enfants, agents publics et chefs d’entreprise partagent leurs savoirs, afin que le savoir devienne le pouvoir d’agir de tous les citoyens. Cette vision d’une « République du commun » repose sur des services publics forts, la protection des droits, la participation citoyenne aux décisions locales et la transmission d’une mémoire collective qui valorise les différences plutôt que de les gommer.

Enfin, le texte utilise la métaphore de la forêt : chaque arbre, avec ses racines, ses blessures et sa quête de lumière, reste unique tout en étant relié aux autres. La liberté de conscience, de convictions politiques ou philosophiques ne nécessite pas l’uniformité, mais la solidarité et le soutien mutuel permettent de résister aux vents de la haine. Quand un arbre tombe, son absence rappelle que l’indifférence empêche toute vie ; de même, la dignité de chaque individu doit être protégée. L’appel concluding invite à garder nos différences sans nous séparer, à honorer nos engagements et à défendre la fragile possibilité d’un avenir commun, en concluant sur la nécessité de l’unité républicaine et de la défense de la France.

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