Ouverture de l'Université du PCF
Parti Communiste Français
Publié le 22/08/2026 — Durée : 61 min
**Résumé global de l’Université d’été du PCF à Toulouse**
L’ouverture de l’université d’été a été assurée par Axel, qui a transmis les vœux de la présidente indisponible et présenté Corinne Marquerie, secrétaire de la fédération de Haute‑Garonne. Celle‑ci a salué les communistes de toute la France, rappelé l’héritage de Jean Jaurès et du quartier du Mirail, et souligné l’histoire de résistance et de lutte sociale de Toulouse, du Moyen Âge à la Résistance. Elle a annoncé que les journées seraient consacrées à la réflexion et à la formation sur des thèmes variés – climat, eau, travail, paix, féminisme, IA, hégémonie américaine – en vue des batailles électorales à venir (sénatoriales de septembre, présidentielle). La fédération a adopté des résolutions pour mieux s’organiser, communiquer, se former et se financer, s’appuyant sur les outils de l’Université d’États du PCF 2026, tout en insistant sur le caractère convivial de l’événement (glaces, bonne humeur) afin de préparer les camarades à devenir « plus armés » pour les combats politiques futurs.
Le programme a ensuite mis en lumière le lien historique entre Toulouse et la République espagnole, évoquant le vin du frontonné du Gaïakois, le repas à Véroné et les musiciens d’El Communero, ainsi que l’exposition sur la Gare d’Espagne célébrant ses 90 ans. Axel a rappelé que les communistes sont souvent les premiers à répondre aux urgences, citant les feux de forêt de l’été où les défenseurs du service public ont été en première ligne. Il a présenté des chiffres alarmants sur la dégradation des moyens de lutte contre les incendies : entre 2004 et 2020, 1 000 camions ont disparu, le nombre de pompiers volontaires est inférieur de 22 000 aux annonces officielles, et le délai moyen d’arrivée du premier engin est passé de 12 min 54 s à 15 min 9 s (+2 min 15 s). Cette situation s’explique par l’emploi de camions urbains inadaptés en milieu rural, le sous‑effectif quotidien des gardes volontaires et le vieillissement de la flotte de Canadair et de Dachs, alors que la superficie forestière a augmenté de 3 millions d’hectares et que les feux sont devenus plus violents, plus longs et plus étendus (de Menton au Touquet). Les intervenants ont dénoncé le manque de protections respiratoires, la quasi‑absence de visites médicales obligatoires dans les sept jours suivant l’engagement, et ont rappelé les actions prévues par les intersyndicales (lecture du projet de loi sécurité civile, rencontre avec le ministre de l’Intérieur, campement place de la République, manifestation du 29 septembre) pour obtenir une hausse du point d’indice et une prise en compte réelle des besoins en lutte contre les incendies. Ils ont jugé insuffisantes les mesures financières envisagées (hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance) et ont appelé à mobiliser la fête de l’Humanité comme moment de lutte, de solidarité et de débat pour exiger un service public de sécurité civile réellement égalitaire et de qualité.
La partie dédiée à la jeunesse a montré que, malgré cinq années de crises successives (réforme du bac et du lycée professionnel, Parcoursup, précarité aggravée par le Covid, chômage, difficultés d’accès au premier emploi, subventions privilégiant les grandes entreprises plutôt que l’éducation), les étudiants manifestent une forte quête de sens et veulent être utiles face aux urgences climatiques : aider les secours, repenser l’agriculture, concevoir des logements résilients et inventer une industrie sobre en carbone. Leur frustration provient du sentiment que leurs compétences et leur énergie ne servent à rien alors que les besoins sociétaux sont immenses. Les intervenants ont donc appelé à faire de la jeunesse le moteur des transformations sociales, politiques et écologiques, en renforçant le militantisme, la conscience de classe et l’organisation collective, afin de transformer cette aspiration en conquête concrète pour une France plus égale et émancipée.
Sur le plan écologique et climatique, le discours a dénoncé l’inaction face au changement climatique, rappelant les propos d’Emmanuel Macron lors de ses vœux du 31 décembre 2022 et l’incendie de forêt en Gironde de l’été précédent. Il a critiqué le gouvernement, les parlementaires et notamment Monique Barbut (ancienne présidente du WWF France devenue ministre de la transition écologique) pour leurs mesures superficielles et leur manque de volonté réelle, malgré les avertissements de Jacques Chirac selon lesquels « notre maison brûle ». En s’appuyant sur l’analyse de Marx dans *Le Capital*, l’orateur a insisté sur la nécessité de s’attaquer à la racine du problème – la logique capitaliste de maximisation du profit – afin de construire un monde qui ne dépend plus de réactions d’urgence mais d’une transformation profonde du système.
Le PCF a présenté ses réponses avancées au défi écologique, soulignant le travail de sa direction et d’Amar Belal. Il a défendu une science libre au service du progrès humain, critiqué les coupes budgétaires aux États‑Unis et la situation catastrophique de l’enseignement supérieur en France, où 80 % des universités publiques sont en faillite matérielle. Les présidents d’université, unanimement alarmés, ont tiré la sonnette d’alarme et certains ont rencontré le secrétaire national du PCF, montrant la détresse du milieu scientifique et la disponibilité du parti à les soutenir. Le parti affirme son engagement pour le savoir et la science libre à travers son université d’été ambitieuse, formant des militants capables de produire leurs propres mots d’ordre au plus près des réalités locales. Il a également rappelé que le budget 2027 prévoit de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, renforçant l’urgence de défendre la recherche et l’enseignement supérieur contre l’austérité, l’obscurantisme et la volonté de contrôle.
Concernant la dette publique, l’intervention a dénoncé l’instrumentalisation de son explosion par les médias et la classe politique pour exiger de nouveaux sacrifices de la population, alors que les travailleurs subissent déjà de plein fouet l’inflation tandis que les plus fortunés continuent d’étaler leur opulence. Le déficit de l’État provient, selon l’orateur, de centaines de milliards d’euros distribués sous forme de niches fiscales et d’aides aux grandes entreprises, et non du peuple. Il a mis en garde contre l’illusion du Rassemblement national, dont les députés votent systématiquement contre la hausse des salaires et contre la taxation des grandes fortunes, et a réaffirmé l’engagement solidaire et protecteur du Parti communiste auprès de tous les travailleurs face aux empires médiatiques réactionnaires qui détournent la colère sociale vers la haine de l’étranger.
Madeleine Braun a rappelé que le parti défend l’internationalisme prolétarien, l’unité du travail et la création contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de xénophobie. Elle a dénoncé les alliances naissantes de l’extrême droite, décrit certains acteurs comme des « hommes échos » facilement manipulables, et, en s’appuyant sur le discours de Jaurès à Lille en 1900, a rappelé que le capitalisme divise la société en deux classes antagonistes – propriétaires des moyens de production et travailleurs – et que la lutte de classe ne peut exister que si les travailleurs envisagent une société différente et juste. Elle a appelé à lever haut le drapeau communiste, non comme une simple répétition du passé, mais comme une alternative révolutionnaire ancrée dans les réalités contemporaines, porteuse de paix, de dignité, de justice et de respect de l’environnement, et a remercié toutes les équipes, fédérations, commissions, revues, fondations et soutiens extérieurs qui ont contribué à l’organisation de l’université d’été, notamment la fédération de Haute‑Garonne et la librairie Notre‑Temps de Valence.
Enfin, les remerciements ont été adressés aux différents acteurs – maison, département, région, l’Université de Genre‑Rest et le Crous‑Occitanie – pour leur contribution à l’organisation de l’événement. Il a été reconnu que des problèmes, des défauts et des manques sont à prévoir, et les participants ont été invités à les signaler sans hésiter. Malgré ces difficultés, tout ce qui sera réussi le sera grâce à l’implication de chacun, d’où les remerciements adressés à « elles et à eux ». Le directeur a souhaité une très bonne Université d’été, concluant par l’appel « en avant » tiré de la Marseillaise. Axel a ensuite remercié le directeur Guillaume Rouboukouachi pour son discours éloquent et proposé à Erwan Jacquemard de faire un point sur la suite des travaux.
En synthèse, l’université d’été du PCF à Toulouse a mêlé accueil chaleureux, rappel historique, débats sur les urgences écologiques et sociales, dénonciation des carences en matière de sécurité civile, mobilisation de la jeunesse, critique du capitalisme et de la dette, défense de la science libre et de l’internationalisme, et clôture par un appel à l’action collective et solidaire.
L’ouverture de l’université d’été a été assurée par Axel, qui a transmis les vœux de la présidente indisponible et présenté Corinne Marquerie, secrétaire de la fédération de Haute‑Garonne. Celle‑ci a salué les communistes de toute la France, rappelé l’héritage de Jean Jaurès et du quartier du Mirail, et souligné l’histoire de résistance et de lutte sociale de Toulouse, du Moyen Âge à la Résistance. Elle a annoncé que les journées seraient consacrées à la réflexion et à la formation sur des thèmes variés – climat, eau, travail, paix, féminisme, IA, hégémonie américaine – en vue des batailles électorales à venir (sénatoriales de septembre, présidentielle). La fédération a adopté des résolutions pour mieux s’organiser, communiquer, se former et se financer, s’appuyant sur les outils de l’Université d’États du PCF 2026, tout en insistant sur le caractère convivial de l’événement (glaces, bonne humeur) afin de préparer les camarades à devenir « plus armés » pour les combats politiques futurs.
Le programme a ensuite mis en lumière le lien historique entre Toulouse et la République espagnole, évoquant le vin du frontonné du Gaïakois, le repas à Véroné et les musiciens d’El Communero, ainsi que l’exposition sur la Gare d’Espagne célébrant ses 90 ans. Axel a rappelé que les communistes sont souvent les premiers à répondre aux urgences, citant les feux de forêt de l’été où les défenseurs du service public ont été en première ligne. Il a présenté des chiffres alarmants sur la dégradation des moyens de lutte contre les incendies : entre 2004 et 2020, 1 000 camions ont disparu, le nombre de pompiers volontaires est inférieur de 22 000 aux annonces officielles, et le délai moyen d’arrivée du premier engin est passé de 12 min 54 s à 15 min 9 s (+2 min 15 s). Cette situation s’explique par l’emploi de camions urbains inadaptés en milieu rural, le sous‑effectif quotidien des gardes volontaires et le vieillissement de la flotte de Canadair et de Dachs, alors que la superficie forestière a augmenté de 3 millions d’hectares et que les feux sont devenus plus violents, plus longs et plus étendus (de Menton au Touquet). Les intervenants ont dénoncé le manque de protections respiratoires, la quasi‑absence de visites médicales obligatoires dans les sept jours suivant l’engagement, et ont rappelé les actions prévues par les intersyndicales (lecture du projet de loi sécurité civile, rencontre avec le ministre de l’Intérieur, campement place de la République, manifestation du 29 septembre) pour obtenir une hausse du point d’indice et une prise en compte réelle des besoins en lutte contre les incendies. Ils ont jugé insuffisantes les mesures financières envisagées (hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance) et ont appelé à mobiliser la fête de l’Humanité comme moment de lutte, de solidarité et de débat pour exiger un service public de sécurité civile réellement égalitaire et de qualité.
La partie dédiée à la jeunesse a montré que, malgré cinq années de crises successives (réforme du bac et du lycée professionnel, Parcoursup, précarité aggravée par le Covid, chômage, difficultés d’accès au premier emploi, subventions privilégiant les grandes entreprises plutôt que l’éducation), les étudiants manifestent une forte quête de sens et veulent être utiles face aux urgences climatiques : aider les secours, repenser l’agriculture, concevoir des logements résilients et inventer une industrie sobre en carbone. Leur frustration provient du sentiment que leurs compétences et leur énergie ne servent à rien alors que les besoins sociétaux sont immenses. Les intervenants ont donc appelé à faire de la jeunesse le moteur des transformations sociales, politiques et écologiques, en renforçant le militantisme, la conscience de classe et l’organisation collective, afin de transformer cette aspiration en conquête concrète pour une France plus égale et émancipée.
Sur le plan écologique et climatique, le discours a dénoncé l’inaction face au changement climatique, rappelant les propos d’Emmanuel Macron lors de ses vœux du 31 décembre 2022 et l’incendie de forêt en Gironde de l’été précédent. Il a critiqué le gouvernement, les parlementaires et notamment Monique Barbut (ancienne présidente du WWF France devenue ministre de la transition écologique) pour leurs mesures superficielles et leur manque de volonté réelle, malgré les avertissements de Jacques Chirac selon lesquels « notre maison brûle ». En s’appuyant sur l’analyse de Marx dans *Le Capital*, l’orateur a insisté sur la nécessité de s’attaquer à la racine du problème – la logique capitaliste de maximisation du profit – afin de construire un monde qui ne dépend plus de réactions d’urgence mais d’une transformation profonde du système.
Le PCF a présenté ses réponses avancées au défi écologique, soulignant le travail de sa direction et d’Amar Belal. Il a défendu une science libre au service du progrès humain, critiqué les coupes budgétaires aux États‑Unis et la situation catastrophique de l’enseignement supérieur en France, où 80 % des universités publiques sont en faillite matérielle. Les présidents d’université, unanimement alarmés, ont tiré la sonnette d’alarme et certains ont rencontré le secrétaire national du PCF, montrant la détresse du milieu scientifique et la disponibilité du parti à les soutenir. Le parti affirme son engagement pour le savoir et la science libre à travers son université d’été ambitieuse, formant des militants capables de produire leurs propres mots d’ordre au plus près des réalités locales. Il a également rappelé que le budget 2027 prévoit de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, renforçant l’urgence de défendre la recherche et l’enseignement supérieur contre l’austérité, l’obscurantisme et la volonté de contrôle.
Concernant la dette publique, l’intervention a dénoncé l’instrumentalisation de son explosion par les médias et la classe politique pour exiger de nouveaux sacrifices de la population, alors que les travailleurs subissent déjà de plein fouet l’inflation tandis que les plus fortunés continuent d’étaler leur opulence. Le déficit de l’État provient, selon l’orateur, de centaines de milliards d’euros distribués sous forme de niches fiscales et d’aides aux grandes entreprises, et non du peuple. Il a mis en garde contre l’illusion du Rassemblement national, dont les députés votent systématiquement contre la hausse des salaires et contre la taxation des grandes fortunes, et a réaffirmé l’engagement solidaire et protecteur du Parti communiste auprès de tous les travailleurs face aux empires médiatiques réactionnaires qui détournent la colère sociale vers la haine de l’étranger.
Madeleine Braun a rappelé que le parti défend l’internationalisme prolétarien, l’unité du travail et la création contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de xénophobie. Elle a dénoncé les alliances naissantes de l’extrême droite, décrit certains acteurs comme des « hommes échos » facilement manipulables, et, en s’appuyant sur le discours de Jaurès à Lille en 1900, a rappelé que le capitalisme divise la société en deux classes antagonistes – propriétaires des moyens de production et travailleurs – et que la lutte de classe ne peut exister que si les travailleurs envisagent une société différente et juste. Elle a appelé à lever haut le drapeau communiste, non comme une simple répétition du passé, mais comme une alternative révolutionnaire ancrée dans les réalités contemporaines, porteuse de paix, de dignité, de justice et de respect de l’environnement, et a remercié toutes les équipes, fédérations, commissions, revues, fondations et soutiens extérieurs qui ont contribué à l’organisation de l’université d’été, notamment la fédération de Haute‑Garonne et la librairie Notre‑Temps de Valence.
Enfin, les remerciements ont été adressés aux différents acteurs – maison, département, région, l’Université de Genre‑Rest et le Crous‑Occitanie – pour leur contribution à l’organisation de l’événement. Il a été reconnu que des problèmes, des défauts et des manques sont à prévoir, et les participants ont été invités à les signaler sans hésiter. Malgré ces difficultés, tout ce qui sera réussi le sera grâce à l’implication de chacun, d’où les remerciements adressés à « elles et à eux ». Le directeur a souhaité une très bonne Université d’été, concluant par l’appel « en avant » tiré de la Marseillaise. Axel a ensuite remercié le directeur Guillaume Rouboukouachi pour son discours éloquent et proposé à Erwan Jacquemard de faire un point sur la suite des travaux.
En synthèse, l’université d’été du PCF à Toulouse a mêlé accueil chaleureux, rappel historique, débats sur les urgences écologiques et sociales, dénonciation des carences en matière de sécurité civile, mobilisation de la jeunesse, critique du capitalisme et de la dette, défense de la science libre et de l’internationalisme, et clôture par un appel à l’action collective et solidaire.