Fabien Roussel sur France Inter : « Cette envie de se révolter est normale »
Parti Communiste Français
Publié le 21/09/2026 — Durée : 11 min
L’interview de Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français, se déroule sur France Inter. Le présentateur ouvre la discussion en évoquant le prix des carburants et la colère sociale, puis rappelle les propos de Roussel prononcés le vendredi précédent à l’Élysée au sujet de la dégradation de la situation internationale et de la menace russe. Il reproche à Roussel d’avoir affirmé que « l’OTAN veut nous emmener dans un conflit de haute intensité » et de tenir des propos qualifiés de « soviétisme », ce que Roussel qualifie de caricature. Il cite le pape appelant à ne pas alimenter la guerre et rappelle que le 21 septembre est la journée internationale de la paix. Roussel indique qu’il y aurait aujourd’hui 130 guerres et 200 millions de personnes vivant sous la guerre ou l’occupation, dont beaucoup liées à l’énergie. Il précise que la Russie a envahi l’Ukraine il y a plus de quatre ans et demi, qualifiant cela d’agression, et critique le fait que l’Union européenne et la France n’aient pas créé de conditions de dialogue avec le président russe, ne dialoguant qu’avec le président ukrainien. Le présentateur demande si Vladimir Poutine souhaite dialoguer ; Roussel ne répond pas directement, ce qui entraîne un nouveau reproche du présentateur.
Le présentateur relance la question sur la volonté de dialogue de Vladimir Poutine, en soulignant que les États‑Unis et le Vatican ont choisi de le faire, sans préciser les résultats. Roussel répond que les décisions de la France et de l’Union européenne, notamment la fourniture d’armes dites « offensives », n’ont pas désamorcé le conflit et font de ces pays des co‑belligérants, tout en accusant les États‑Unis de profiter du conflit en vendant armes et gaz. Il indique que les conséquences nationales se traduisent par la flambée du prix du carburant et propose de réduire la TVA sur l’essence de 20 % à 5,5 % ainsi que de diminuer les certificats d’économie d’énergie. Il critique le manque d’initiatives diplomatiques de la France, qu’il a signalé au président, et cite l’Allemagne et l’Espagne comme exemples de mesures prises dans l’UE. Il dénonce le projet de budget présenté par M. Lecornu, le qualifiant d’impasse budgétaire qui favorise certaines catégories au détriment des collectivités locales, et appelle à une réaction, voire à une révolution dans la rue avant les élections.
Le présentateur explique qu’il ressent aujourd’hui une envie de se révolter, qu’il juge sincère et normale. On lui demande si la modération et la nuance sont importantes lorsqu’on est candidat à l’élection présidentielle. Il est reproché à un candidat d’avoir déclaré, lors de la fête de l’Huma, que Patrick Pouyanné, le patron de Total, doit être placé au même niveau que ceux qui ont collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces propos sont justifiés par la colère des concitoyens face au prix de l’essence autour de trois euros le litre, par les revenus de M. Pouyanné (environ vingt millions d’euros par an) et par les bénéfices de son entreprise (onze milliards d’euros en six mois, prévision de vingt milliards d’euros d’ici la fin de l’année). Roussel rappelle que le coût de la baisse de la TVA est estimé entre onze et douze milliards d’euros et que les profits réalisés sur la guerre seraient illicites. Il remercie le présentateur et indique qu’ils se retrouveront plus tard avec Benjamin Diomède.
Le présentateur relance la question sur la volonté de dialogue de Vladimir Poutine, en soulignant que les États‑Unis et le Vatican ont choisi de le faire, sans préciser les résultats. Roussel répond que les décisions de la France et de l’Union européenne, notamment la fourniture d’armes dites « offensives », n’ont pas désamorcé le conflit et font de ces pays des co‑belligérants, tout en accusant les États‑Unis de profiter du conflit en vendant armes et gaz. Il indique que les conséquences nationales se traduisent par la flambée du prix du carburant et propose de réduire la TVA sur l’essence de 20 % à 5,5 % ainsi que de diminuer les certificats d’économie d’énergie. Il critique le manque d’initiatives diplomatiques de la France, qu’il a signalé au président, et cite l’Allemagne et l’Espagne comme exemples de mesures prises dans l’UE. Il dénonce le projet de budget présenté par M. Lecornu, le qualifiant d’impasse budgétaire qui favorise certaines catégories au détriment des collectivités locales, et appelle à une réaction, voire à une révolution dans la rue avant les élections.
Le présentateur explique qu’il ressent aujourd’hui une envie de se révolter, qu’il juge sincère et normale. On lui demande si la modération et la nuance sont importantes lorsqu’on est candidat à l’élection présidentielle. Il est reproché à un candidat d’avoir déclaré, lors de la fête de l’Huma, que Patrick Pouyanné, le patron de Total, doit être placé au même niveau que ceux qui ont collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces propos sont justifiés par la colère des concitoyens face au prix de l’essence autour de trois euros le litre, par les revenus de M. Pouyanné (environ vingt millions d’euros par an) et par les bénéfices de son entreprise (onze milliards d’euros en six mois, prévision de vingt milliards d’euros d’ici la fin de l’année). Roussel rappelle que le coût de la baisse de la TVA est estimé entre onze et douze milliards d’euros et que les profits réalisés sur la guerre seraient illicites. Il remercie le présentateur et indique qu’ils se retrouveront plus tard avec Benjamin Diomède.
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