Faire gagner le sport populaire | Lilian Thuram, Marie-George Buffet et Bastien Bonnargent
Parti Communiste Français
Publié le 13/09/2026 — Durée : 61 min
Le débat réunissant Lilian Thuram, Marie‑George Buffet et Bastien Bonnargent montre que le sport est perçu avant tout comme un vecteur d’éducation, d’émancipation et de cohésion sociale, capable de favoriser le bien‑être physique et psychique tout en transmettant des valeurs de respect, d’égalité et de solidarité. Tous s’accordent toutefois à constater que cette fonction est menacée par plusieurs dérives : la marchandisation exacerbée (FIFA, transferts surmédiatisés, logique du profit à tout prix), les déficits de gouvernance démocratique des fédérations, le dopage d’État, le racisme, le sexisme et la sous‑représentation des femmes tant dans la pratique (16 % de la diffusion télévisée, 39 % de licences féminines) que dans les instances dirigeantes (moins de 20 % de présidences féminines en 2026).
Ces inégalités s’expliquent par un manque de moyens publics (coupes budgétaires successives, réduction des heures d’EPS, affaiblissement du passe‑sport), par une culture sportive qui privilégie la compétition élitiste au détriment du sport pour tous, et par la persistance de stéréotypes de genre et de hiérarchies raciales reproduites dans les stades et les vestiaires. Les intervenants soulignent que le sport ne devient réellement un levier de progrès que lorsqu’il est pensé comme un espace de démocratie, où les pratiquants, les bénévoles et les salariés sont associés aux décisions collectives – à l’image de l’expérience du footballeur brésilien Sócrates.
Pour contrer ces tendances, ils proposent :
- reconnaître le sport comme un droit fondamental, comparable à l’éducation ou à la santé, et garantir son accès gratuit et universel ;
- renforcer la démocratie interne des fédérations grâce à une loi‑cadre encadrant la marchandisation, validant les propositions issues des auditions du mouvement sportif et assurant la représentation équitable des bénévoles (heures rémunérées, validation de trimestres de retraite) ;
- augmenter les financements publics (part du PIB dédiée au sport, création d’une chaîne de télévision publique, soutien aux 3 millions de bénévoles) afin de permettre une gouvernance éthique et des infrastructures accessibles à toutes les classes sociales et à tous les territoires ;
- mener un travail éducatif et de déconstruction des stéréotypes dès l’école, en utilisant le sport comme outil de rencontre, de citoyenneté et de lutte contre le racisme et le sexisme, tout en développant des initiatives mixtes (tournois de foot, basket, échecs, courses pour la paix) qui favorisent le lien social et la diplomatie de paix ;
- assurer une vraie visibilité des compétitions féminines et promouvoir des modèles de réussite féminine afin d’encourager la participation des filles et de lutter contre la sous‑représentation dans les postes de direction.
En somme, le consensus du débat est que le sport peut être un puissant instrument de solidarité et de changement sociétal, à condition de le réorienter vers l’humain, l’éducation et la démocratie, de résister à la logique du profit exclusif et de mettre en place des politiques publiques volontaristes qui en fassent un droit effectif pour toutes et tous.
Ces inégalités s’expliquent par un manque de moyens publics (coupes budgétaires successives, réduction des heures d’EPS, affaiblissement du passe‑sport), par une culture sportive qui privilégie la compétition élitiste au détriment du sport pour tous, et par la persistance de stéréotypes de genre et de hiérarchies raciales reproduites dans les stades et les vestiaires. Les intervenants soulignent que le sport ne devient réellement un levier de progrès que lorsqu’il est pensé comme un espace de démocratie, où les pratiquants, les bénévoles et les salariés sont associés aux décisions collectives – à l’image de l’expérience du footballeur brésilien Sócrates.
Pour contrer ces tendances, ils proposent :
- reconnaître le sport comme un droit fondamental, comparable à l’éducation ou à la santé, et garantir son accès gratuit et universel ;
- renforcer la démocratie interne des fédérations grâce à une loi‑cadre encadrant la marchandisation, validant les propositions issues des auditions du mouvement sportif et assurant la représentation équitable des bénévoles (heures rémunérées, validation de trimestres de retraite) ;
- augmenter les financements publics (part du PIB dédiée au sport, création d’une chaîne de télévision publique, soutien aux 3 millions de bénévoles) afin de permettre une gouvernance éthique et des infrastructures accessibles à toutes les classes sociales et à tous les territoires ;
- mener un travail éducatif et de déconstruction des stéréotypes dès l’école, en utilisant le sport comme outil de rencontre, de citoyenneté et de lutte contre le racisme et le sexisme, tout en développant des initiatives mixtes (tournois de foot, basket, échecs, courses pour la paix) qui favorisent le lien social et la diplomatie de paix ;
- assurer une vraie visibilité des compétitions féminines et promouvoir des modèles de réussite féminine afin d’encourager la participation des filles et de lutter contre la sous‑représentation dans les postes de direction.
En somme, le consensus du débat est que le sport peut être un puissant instrument de solidarité et de changement sociétal, à condition de le réorienter vers l’humain, l’éducation et la démocratie, de résister à la logique du profit exclusif et de mettre en place des politiques publiques volontaristes qui en fassent un droit effectif pour toutes et tous.