Fête de l'Humanité - Les milliardaires ont-ils pris le pouvoir ?
Parti Socialiste
Publié le 12/09/2026 — Durée : 34 min
Lors de la Fête de l’Humanité, les intervenants ont rappelé l’importance historique de l’union de la gauche – socialistes, communistes et leurs alliés – pour faire face à la montée des oligarques et à la concentration du pouvoir entre quelques milliardaires. Leïla Abdelgayacoub d’Oxfam France a présenté les chiffres alarmants de l’inégalité : depuis 2020, la fortune mondiale des milliardaires a augmenté de plus de 81 %, soit trois fois plus vite que la moyenne des cinq années précédentes, tandis que la pauvreté stagne ou progresse en France. Cette explosion de la richesse chez une minorité n’est pas seulement économique ; elle se traduit par une captation du pouvoir politique et décisionnaire, comme le montre le fait que les milliardaires disposent aujourd’hui d’environ 4000 fois plus de chances d’occuper un poste politique qu’un citoyen ordinaire.
Les débats ont souligné plusieurs mécanismes par lesquels cette richesse se transforme en influence : achat de médias et diffusion de désinformation, domination culturelle et idéologique qui érige le mode de vie des ultra‑riches en modèle inatteignable, et capacité de faire adopter des lois favorables aux riches (une étude américaine indique 45 % de chances d’adoption contre 18 % sans leur soutien). Des références historiques – de Robespierre à de Gaulle – ont été invoquées pour montrer que la crainte de la corruption par l’argent n’est pas nouvelle, mais que son ampleur actuelle dépasse toute échelle humaine : l’exemple de Lucie, premier hominidé percevant le SMIC chaque mois pendant trois millions d’années, n’atteint même pas 40 % de la fortune de Bernard Arnault, tandis que les 500 personnes les plus riches de France possèdent autant que les 30 millions les plus pauvres, un niveau d’inégalité comparable à celui de la Révolution française.
Cette concentration se reflète également dans les institutions : quatorze des vingt‑neuf ministres du gouvernement Lecornu possèdent un patrimoine supérieur à un million d’euros, plaçant ces élus parmi les 10 % les plus riches de la population et risquant de les éloigner du quotidien des citoyens. Les intervenants ont donc insisté sur la nécessité d’une vigilance démocratique renforcée : contrôle citoyen entre les élections, possibilité de révocation des élus, listes électorales respectant une parité sociale et reflétant la diversité socio‑économique, ainsi que des mécanismes de lutte contre la reconcentration du capital (taxe de type Zuckmann, réglementations antitrust, lois anti‑concentration dans les secteurs stratégiques).
Enfin, la discussion a porté sur les réponses politiques : Oxfam propose 19 mesures fiscales visant à réduire l’amplitude des fortunes, tandis que la taxe Zuckman, malgré un large soutien populaire (86 % de la population, prix Nobel, majorité à l’Assemblée), a subi un backlash mené par les ultra‑riches, illustré par la menace de Bernard Arnaud de retirer son financement des Jeux Olympiques face à une mesure fiscale qu’il désapprouvait. Cette dynamique montre que le risque de recul démocratique est sept fois plus élevé dans les pays où les inégalités économiques sont fortes. En clôture, les participants ont annoncé une table ronde prévue dimanche sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, rappelant que, face à l’alliance des milliardaires et des réactionnaires, il faut mener ces combats de front et de façon collective, en poursuivant la construction de l’Union de la gauche comme horizon commun pour préserver la démocratie et la souveraineté populaire.
Les débats ont souligné plusieurs mécanismes par lesquels cette richesse se transforme en influence : achat de médias et diffusion de désinformation, domination culturelle et idéologique qui érige le mode de vie des ultra‑riches en modèle inatteignable, et capacité de faire adopter des lois favorables aux riches (une étude américaine indique 45 % de chances d’adoption contre 18 % sans leur soutien). Des références historiques – de Robespierre à de Gaulle – ont été invoquées pour montrer que la crainte de la corruption par l’argent n’est pas nouvelle, mais que son ampleur actuelle dépasse toute échelle humaine : l’exemple de Lucie, premier hominidé percevant le SMIC chaque mois pendant trois millions d’années, n’atteint même pas 40 % de la fortune de Bernard Arnault, tandis que les 500 personnes les plus riches de France possèdent autant que les 30 millions les plus pauvres, un niveau d’inégalité comparable à celui de la Révolution française.
Cette concentration se reflète également dans les institutions : quatorze des vingt‑neuf ministres du gouvernement Lecornu possèdent un patrimoine supérieur à un million d’euros, plaçant ces élus parmi les 10 % les plus riches de la population et risquant de les éloigner du quotidien des citoyens. Les intervenants ont donc insisté sur la nécessité d’une vigilance démocratique renforcée : contrôle citoyen entre les élections, possibilité de révocation des élus, listes électorales respectant une parité sociale et reflétant la diversité socio‑économique, ainsi que des mécanismes de lutte contre la reconcentration du capital (taxe de type Zuckmann, réglementations antitrust, lois anti‑concentration dans les secteurs stratégiques).
Enfin, la discussion a porté sur les réponses politiques : Oxfam propose 19 mesures fiscales visant à réduire l’amplitude des fortunes, tandis que la taxe Zuckman, malgré un large soutien populaire (86 % de la population, prix Nobel, majorité à l’Assemblée), a subi un backlash mené par les ultra‑riches, illustré par la menace de Bernard Arnaud de retirer son financement des Jeux Olympiques face à une mesure fiscale qu’il désapprouvait. Cette dynamique montre que le risque de recul démocratique est sept fois plus élevé dans les pays où les inégalités économiques sont fortes. En clôture, les participants ont annoncé une table ronde prévue dimanche sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, rappelant que, face à l’alliance des milliardaires et des réactionnaires, il faut mener ces combats de front et de façon collective, en poursuivant la construction de l’Union de la gauche comme horizon commun pour préserver la démocratie et la souveraineté populaire.