Face à la montée du racisme, comment reprendre l'offensive ? #FeteDeLHumanité
Parti Socialiste
Publié le 16/09/2026 — Durée : 74 min
La montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie et de toutes les formes de discrimination constitue aujourd’hui une préoccupation majeure en France. Les chiffres montrent une explosion des actes haineux : plus de 1 600 faits antisémites en 2023 (+284 % par rapport à 2022), une triplication des signalements scolaires sur la plateforme « Valeurs de la République » et plus de la moitié des incidents recensés dans les établissements éducatifs. Cette escalade s’explique par la banalisation des discours d’extrême droite depuis le 7 octobre 2023, les élections législatives de 2024 qui ont fragilisé le vivre‑ensemble, ainsi que par la délégitimation ou l’invisibilisation des voix anti‑racistes, souvent étouffées par la concentration médiatique (Bolloré, Le Figaro, Le Point, C8, BFM, CNEWS…) qui a glissé vers des positions réactionnaires.
Face à cette dynamique, les intervenants insistent sur la nécessité pour la gauche et les forces républicaines de sortir de la défensive et de reprendre l’offensive : affirmer clairement les valeurs universalistes, laïques et républicaines, dénoncer le passé réactionnaire de l’extrême droite (son opposition historique à la loi de 1905 sur la laïcité, ses positions contre la loi de 2004 sur le voile, son projet de loi constitutionnelle de janvier 2024 visant à remettre en cause la hiérarchie des normes et la CEDH) et proposer des réponses concrètes sur le plan politique, juridique, social et éducatif. Parmi les mesures avancées figurent : l’inéligibilité des personnes condamnées pour des propos racistes, le renforcement des sanctions contre les entreprises discriminatoires (interdiction temporaire de marchés publics), la formation obligatoire et continue des personnels éducatifs, des forces de l’ordre et des magistrats à la détection et à la lutte contre les discriminations, ainsi que l’application effective des lois anti‑discriminations existantes.
L’école apparaît comme un levier central : il faut garantir la mixité sociale et scolaire, conditionner le financement de l’enseignement privé sous contrat à une réelle diversité, améliorer l’accueil des élèves en situation de handicap (réduction des délais de reconnaissance du handicap, formation des AESH et des enseignants), lutter contre la ségrégation qui concentre les élèves défavorisés dans le public et les favorisés dans le privé sous contrat, et développer des outils pédagogiques qui déconstruisent les stéréotypes. Les témoignages montrent que plus d’un tiers des parents déclarent que leur enfant a subi du harcèlement scolaire ou du cyber‑harcèlement, et que près de la moitié signalent une inégalité de traitement liée à l’origine, la couleur de peau, la religion, le handicap, le genre ou l’orientation sexuelle. Renforcer la formation des enseignants, développer la parole des élèves (médiation, ambassadeurs, participation aux instances) et mieux accompagner les familles sont donc présentés comme des priorités.
Enfin, la lutte contre le racisme doit s’inscrire dans une perspective internationale : la montée de l’extrême droite en Europe (tolérance envers l’AfD en Allemagne, interdiction de tels partis en Wallonie), la propagation des haines via Internet et les exemples de discriminations observés en Inde, en Tunisie ou aux États‑Unis (discours de Trump, pratiques de l’ICE) montrent que le phénomène dépasse le cadre national. Il convient donc de reconnaître la fin d’une parenthèse de domination occidentale, de mettre en place des mesures plus sévères pour empêcher l’extrême droite de submerger les démocraties européennes, et de réengager la jeunesse dans le combat antiraciste en lui donnant les moyens d’agir (formation, accès à l’information, soutien aux associations comme SOS Racisme). En somme, seule une approche globale combinant clarté du discours, formation réelle, sanctions effectives, politiques éducatives inclusives et régulation médiatique permettra de reprendre l’offensive contre le racisme et de préserver les valeurs républicaines.
Face à cette dynamique, les intervenants insistent sur la nécessité pour la gauche et les forces républicaines de sortir de la défensive et de reprendre l’offensive : affirmer clairement les valeurs universalistes, laïques et républicaines, dénoncer le passé réactionnaire de l’extrême droite (son opposition historique à la loi de 1905 sur la laïcité, ses positions contre la loi de 2004 sur le voile, son projet de loi constitutionnelle de janvier 2024 visant à remettre en cause la hiérarchie des normes et la CEDH) et proposer des réponses concrètes sur le plan politique, juridique, social et éducatif. Parmi les mesures avancées figurent : l’inéligibilité des personnes condamnées pour des propos racistes, le renforcement des sanctions contre les entreprises discriminatoires (interdiction temporaire de marchés publics), la formation obligatoire et continue des personnels éducatifs, des forces de l’ordre et des magistrats à la détection et à la lutte contre les discriminations, ainsi que l’application effective des lois anti‑discriminations existantes.
L’école apparaît comme un levier central : il faut garantir la mixité sociale et scolaire, conditionner le financement de l’enseignement privé sous contrat à une réelle diversité, améliorer l’accueil des élèves en situation de handicap (réduction des délais de reconnaissance du handicap, formation des AESH et des enseignants), lutter contre la ségrégation qui concentre les élèves défavorisés dans le public et les favorisés dans le privé sous contrat, et développer des outils pédagogiques qui déconstruisent les stéréotypes. Les témoignages montrent que plus d’un tiers des parents déclarent que leur enfant a subi du harcèlement scolaire ou du cyber‑harcèlement, et que près de la moitié signalent une inégalité de traitement liée à l’origine, la couleur de peau, la religion, le handicap, le genre ou l’orientation sexuelle. Renforcer la formation des enseignants, développer la parole des élèves (médiation, ambassadeurs, participation aux instances) et mieux accompagner les familles sont donc présentés comme des priorités.
Enfin, la lutte contre le racisme doit s’inscrire dans une perspective internationale : la montée de l’extrême droite en Europe (tolérance envers l’AfD en Allemagne, interdiction de tels partis en Wallonie), la propagation des haines via Internet et les exemples de discriminations observés en Inde, en Tunisie ou aux États‑Unis (discours de Trump, pratiques de l’ICE) montrent que le phénomène dépasse le cadre national. Il convient donc de reconnaître la fin d’une parenthèse de domination occidentale, de mettre en place des mesures plus sévères pour empêcher l’extrême droite de submerger les démocraties européennes, et de réengager la jeunesse dans le combat antiraciste en lui donnant les moyens d’agir (formation, accès à l’information, soutien aux associations comme SOS Racisme). En somme, seule une approche globale combinant clarté du discours, formation réelle, sanctions effectives, politiques éducatives inclusives et régulation médiatique permettra de reprendre l’offensive contre le racisme et de préserver les valeurs républicaines.
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