GAËTAN DUSSAUSAYE "Les Français demandent la baisse des taxes !" (BFM TV)
Rassemblement National
Publié le 23/09/2026 — Durée : 35 min
**Résumé global**
Le porte‑parole du Rassemblement national rappelle que les Français réclament la baisse des taxes, en soulignant que l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la Suède ont déjà pu le faire grâce à leurs marges de manœuvre. Il critique l’absence de financement des mesures proposées par leurs adversaires, en citant les propos d’Édouard Philippe et de « M. Gabriel », qui ne précisent aucune source de financement. Selon lui, la suppression de la hausse de la TICPE et la baisse de la TVA coûteraient 15 milliards d’euros par an (environ 1 % des dépenses de l’État). Le RN a élaboré un contre‑budget prévoyant jusqu’à 57 milliards d’économies, contre 54 milliards avancés par Sébastien Lecornu. Le parti reproche aux gouvernants de ne jamais avoir établi de vrai budget et d’être habitués à l’aide publique. Parmi les pistes de réduction, il évoque l’arrêt du paiement à Bruxelles, la suppression de l’ADEME, la réduction du nombre d’agences (1 244 selon François Bayrou) et précise qu’il ne veut pas « embêter » Total, qui aurait fixé des plafonds de prix à 2,25 € le litre pour le gasoil et 1,99 € le litre pour l’essence.
Le débat porte ensuite sur le rôle de Total dans la hausse du prix du carburant. Jean‑Luc Mélenchon accuse l’entreprise de « se gaver » aux dépens du peuple. L’intervenant explique que la marge brute de raffinage de Total a fortement augmenté avec les prix du pétrole, mais que cette marge doit couvrir investissements, énergie, salaires et que le raffinage en France reste peu rentable, avec des pertes fiscales cumulées de plus de 5 milliards d’euros sur quinze ans. Patrick Pouyanné, PDG de Total, reconnaît que le raffinage devient rentable certaines années lorsque les prix grimpent, ce qui aurait été le cas en 2022 et 2023 et devrait l’être en 2026. Les comptes de Total montrent que l’activité raffinage‑chimie a généré près de 3 milliards d’euros au premier semestre 2026, contre 630 millions d’euros à la même période en 2025. Le gouvernement, tout en défendant Total, exerce une pression pour que l’entreprise maintienne le plafond du prix du carburant, estimant que sans cette intervention le ravitaillement aurait été très difficile. Le débat mentionne également les défaillances de plusieurs centaines de transporteurs routiers en 2024‑2025 et la crainte d’une catastrophe si les prix restent élevés.
Il est ensuite question de taxer les « super‑profits » de Total et de mettre fin au plafonnement des prix à la pompe. Le gouvernement aurait alloué « des dizaines de milliards d’euros » en 2022‑2023 et 1,4 milliard d’euros cette année, ce qui est présenté comme très faible. L’État se contente, selon les propos, de remercier Total et de mettre la pression sur Patrick Pouyanné pour qu’il maintienne au moins le plafonnement, en rappelant que les marges de Total proviennent de son intégration de l’extraction, du raffinage et de la distribution, et que les prix à la pompe sont davantage liés aux tensions du raffinage qu’au Brent. Raphaël précise que les cours du Brent et du produit raffiné sont des cours internationaux ; la marge n’est donc pas fixée par Total, même si l’entreprise en bénéficie. Patrick Pouyanné aurait indiqué un montant d’aides à la pompe de 200‑300 millions d’euros jusqu’en août, pouvant atteindre 500 millions d’euros d’ici la fin de l’année, soit environ un tiers des aides de l’État pour la crise. François Gapian explique que le diesel est aujourd’hui 24 centimes plus cher que le sans‑plomb 95, que la demande reste très forte (environ la moitié du parc automobile français), que l’offre est contrainte par des capacités de raffinage limitées et une dépendance à l’importation, et que les tensions géopolitiques (Iran, détroit d’Hormuz, sanctions contre la Russie) aggravent la hausse des prix, tout en soulignant que la transition vers l’électrification et les biocarburants est encore loin d’être achevée.
Dans le cadre du projet de loi de finances, le MEDEF lance un « coup de gueule » en demandant d’arrêter de financer les courts arrêts maladie, se demandant si ces arrêts constituent une charge pour les finances publiques. Le ministre de la Santé, Stéphanie Risse, semble partager cette position. Un décret a été présenté pour sanctionner les personnes qui consultent plusieurs médecins afin d’obtenir de courts arrêts, tout en prévoyant des mesures d’accompagnement pour réduire la durée des arrêts. Selon des données publiques publiées il y a six mois par l’assureur AXA, l’absentéisme en 2025 a coûté près de 18 milliards d’euros, soit 7 milliards de plus qu’en 2016 et le double de 2019, avec une moyenne d’un jour d’arrêt maladie tous les 20 jours, particulièrement élevé chez les cadres et les moins de 35 ans, dont les arrêts longs sont souvent liés à des troubles psychologiques. L’OCDE place la France, en neutralisant les différences de comptabilisation, en dessous de l’Espagne et de la Norvège mais au‑dessus de la Belgique et de l’Allemagne en termes de ratio heures travaillées/manquées. Le patron du MEDEF, Patrick Martin, propose d’instaurer des « arrêts d’ordre public » non remboursés, proposition soutenue par Sylvain Maillard, qui souligne que la hausse des arrêts s’explique notamment par le vieillissement de la population active, l’augmentation marquée chez les jeunes et la facilité de déclarer un arrêt à distance.
Les intervenants soulignent que la France travaille collectivement moins que l’Allemagne (environ 200 heures de moins par an), mais que, individuellement, la plupart des Français travaillent davantage que leurs homologues européens. Le problème principal est le manque de Français en emploi, le premier contrat stable étant généralement obtenu à 27 ans en France contre 23‑24 ans en Allemagne, ce qui affecte les cotisations retraite et la productivité. Concernant les arrêts maladie, ils évoquent l’existence d’un jour de carence dans la fonction publique et la proposition de le porter à trois jours, comme dans le secteur privé, tout en critiquant que les mesures envisagées pénaliseraient aussi les personnes réellement malades. Un Français sur trois travaille malade plusieurs fois dans l’année, soit 10 points de plus que la moyenne européenne, et ils dénoncent le risque de stigmatiser les salariés en les accusant de paresse. Ils mentionnent également 13 000 personnes recevant chaque année des arrêts de cinq praticiens différents, ce qui représenterait 18 milliards d’euros par an, avec une hausse de 50 % en six ans, ainsi que l’apparition de nouvelles pathologies après la Covid‑19.
Une génération née autour de 1998, entrée sur le marché du travail pendant la Covid, est qualifiée de « génération Flemme » ou « génération fragile ». Le manque d’informations précises sur les raisons de la hausse des arrêts maladie est souligné. Certains employeurs mettent en place des mesures de bien‑être (salles de yoga), tandis que d’autres, notamment dans le transport, ne disposent pas des moyens pour accompagner leurs salariés. Il est suggéré d’augmenter les salaires nets et de réduire les coûts sociaux, tout en dénonçant les abus. Le débat budgétaire implique des personnalités telles que Pierre Moscovici et Sébastien Lecornu, ce dernier aurait contacté les socialistes pour chercher un compromis. Le texte fait également état de la suspension de la réforme des retraites et de ses conséquences financières, ainsi que de négociations politiques impliquant des dirigeants socialistes, sans que les détails ne soient clairement précisés.
Enfin, le locuteur affirme que l’on ne souhaite pas augmenter les impôts ; l’objectif sera de réduire les dépenses du budget. Il se dit très satisfait de la présence des différents groupes et indique que les positions de chacun seront examinées vote par vote.
Le porte‑parole du Rassemblement national rappelle que les Français réclament la baisse des taxes, en soulignant que l’Italie, l’Espagne, la Belgique et la Suède ont déjà pu le faire grâce à leurs marges de manœuvre. Il critique l’absence de financement des mesures proposées par leurs adversaires, en citant les propos d’Édouard Philippe et de « M. Gabriel », qui ne précisent aucune source de financement. Selon lui, la suppression de la hausse de la TICPE et la baisse de la TVA coûteraient 15 milliards d’euros par an (environ 1 % des dépenses de l’État). Le RN a élaboré un contre‑budget prévoyant jusqu’à 57 milliards d’économies, contre 54 milliards avancés par Sébastien Lecornu. Le parti reproche aux gouvernants de ne jamais avoir établi de vrai budget et d’être habitués à l’aide publique. Parmi les pistes de réduction, il évoque l’arrêt du paiement à Bruxelles, la suppression de l’ADEME, la réduction du nombre d’agences (1 244 selon François Bayrou) et précise qu’il ne veut pas « embêter » Total, qui aurait fixé des plafonds de prix à 2,25 € le litre pour le gasoil et 1,99 € le litre pour l’essence.
Le débat porte ensuite sur le rôle de Total dans la hausse du prix du carburant. Jean‑Luc Mélenchon accuse l’entreprise de « se gaver » aux dépens du peuple. L’intervenant explique que la marge brute de raffinage de Total a fortement augmenté avec les prix du pétrole, mais que cette marge doit couvrir investissements, énergie, salaires et que le raffinage en France reste peu rentable, avec des pertes fiscales cumulées de plus de 5 milliards d’euros sur quinze ans. Patrick Pouyanné, PDG de Total, reconnaît que le raffinage devient rentable certaines années lorsque les prix grimpent, ce qui aurait été le cas en 2022 et 2023 et devrait l’être en 2026. Les comptes de Total montrent que l’activité raffinage‑chimie a généré près de 3 milliards d’euros au premier semestre 2026, contre 630 millions d’euros à la même période en 2025. Le gouvernement, tout en défendant Total, exerce une pression pour que l’entreprise maintienne le plafond du prix du carburant, estimant que sans cette intervention le ravitaillement aurait été très difficile. Le débat mentionne également les défaillances de plusieurs centaines de transporteurs routiers en 2024‑2025 et la crainte d’une catastrophe si les prix restent élevés.
Il est ensuite question de taxer les « super‑profits » de Total et de mettre fin au plafonnement des prix à la pompe. Le gouvernement aurait alloué « des dizaines de milliards d’euros » en 2022‑2023 et 1,4 milliard d’euros cette année, ce qui est présenté comme très faible. L’État se contente, selon les propos, de remercier Total et de mettre la pression sur Patrick Pouyanné pour qu’il maintienne au moins le plafonnement, en rappelant que les marges de Total proviennent de son intégration de l’extraction, du raffinage et de la distribution, et que les prix à la pompe sont davantage liés aux tensions du raffinage qu’au Brent. Raphaël précise que les cours du Brent et du produit raffiné sont des cours internationaux ; la marge n’est donc pas fixée par Total, même si l’entreprise en bénéficie. Patrick Pouyanné aurait indiqué un montant d’aides à la pompe de 200‑300 millions d’euros jusqu’en août, pouvant atteindre 500 millions d’euros d’ici la fin de l’année, soit environ un tiers des aides de l’État pour la crise. François Gapian explique que le diesel est aujourd’hui 24 centimes plus cher que le sans‑plomb 95, que la demande reste très forte (environ la moitié du parc automobile français), que l’offre est contrainte par des capacités de raffinage limitées et une dépendance à l’importation, et que les tensions géopolitiques (Iran, détroit d’Hormuz, sanctions contre la Russie) aggravent la hausse des prix, tout en soulignant que la transition vers l’électrification et les biocarburants est encore loin d’être achevée.
Dans le cadre du projet de loi de finances, le MEDEF lance un « coup de gueule » en demandant d’arrêter de financer les courts arrêts maladie, se demandant si ces arrêts constituent une charge pour les finances publiques. Le ministre de la Santé, Stéphanie Risse, semble partager cette position. Un décret a été présenté pour sanctionner les personnes qui consultent plusieurs médecins afin d’obtenir de courts arrêts, tout en prévoyant des mesures d’accompagnement pour réduire la durée des arrêts. Selon des données publiques publiées il y a six mois par l’assureur AXA, l’absentéisme en 2025 a coûté près de 18 milliards d’euros, soit 7 milliards de plus qu’en 2016 et le double de 2019, avec une moyenne d’un jour d’arrêt maladie tous les 20 jours, particulièrement élevé chez les cadres et les moins de 35 ans, dont les arrêts longs sont souvent liés à des troubles psychologiques. L’OCDE place la France, en neutralisant les différences de comptabilisation, en dessous de l’Espagne et de la Norvège mais au‑dessus de la Belgique et de l’Allemagne en termes de ratio heures travaillées/manquées. Le patron du MEDEF, Patrick Martin, propose d’instaurer des « arrêts d’ordre public » non remboursés, proposition soutenue par Sylvain Maillard, qui souligne que la hausse des arrêts s’explique notamment par le vieillissement de la population active, l’augmentation marquée chez les jeunes et la facilité de déclarer un arrêt à distance.
Les intervenants soulignent que la France travaille collectivement moins que l’Allemagne (environ 200 heures de moins par an), mais que, individuellement, la plupart des Français travaillent davantage que leurs homologues européens. Le problème principal est le manque de Français en emploi, le premier contrat stable étant généralement obtenu à 27 ans en France contre 23‑24 ans en Allemagne, ce qui affecte les cotisations retraite et la productivité. Concernant les arrêts maladie, ils évoquent l’existence d’un jour de carence dans la fonction publique et la proposition de le porter à trois jours, comme dans le secteur privé, tout en critiquant que les mesures envisagées pénaliseraient aussi les personnes réellement malades. Un Français sur trois travaille malade plusieurs fois dans l’année, soit 10 points de plus que la moyenne européenne, et ils dénoncent le risque de stigmatiser les salariés en les accusant de paresse. Ils mentionnent également 13 000 personnes recevant chaque année des arrêts de cinq praticiens différents, ce qui représenterait 18 milliards d’euros par an, avec une hausse de 50 % en six ans, ainsi que l’apparition de nouvelles pathologies après la Covid‑19.
Une génération née autour de 1998, entrée sur le marché du travail pendant la Covid, est qualifiée de « génération Flemme » ou « génération fragile ». Le manque d’informations précises sur les raisons de la hausse des arrêts maladie est souligné. Certains employeurs mettent en place des mesures de bien‑être (salles de yoga), tandis que d’autres, notamment dans le transport, ne disposent pas des moyens pour accompagner leurs salariés. Il est suggéré d’augmenter les salaires nets et de réduire les coûts sociaux, tout en dénonçant les abus. Le débat budgétaire implique des personnalités telles que Pierre Moscovici et Sébastien Lecornu, ce dernier aurait contacté les socialistes pour chercher un compromis. Le texte fait également état de la suspension de la réforme des retraites et de ses conséquences financières, ainsi que de négociations politiques impliquant des dirigeants socialistes, sans que les détails ne soient clairement précisés.
Enfin, le locuteur affirme que l’on ne souhaite pas augmenter les impôts ; l’objectif sera de réduire les dépenses du budget. Il se dit très satisfait de la présence des différents groupes et indique que les positions de chacun seront examinées vote par vote.
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