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Rassemblement National

Publié le 21/09/2026 — Durée : 32 min

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L’intervenant accueille Mathieu Vallée, eurodéputé et porte‑parole du Rassemblement National, et rappelle qu’il a évoqué la notion de « violence policière » dans des émissions de France Inter et France Info, en la présentant comme une citation d’un responsable d’extrême‑gauche.

Il décrit l’incident survenu le soir du 31 mai à Saint‑Pierre‑de‑Cohors (Indre‑et‑Loire) : une collision entre un véhicule de police et une moto a laissé un jeune motard grièvement blessé à la jambe et transporté à l’hôpital ; le policier conducteur a été placé en garde à vue. Au départ, huit policiers ont été signalés blessés, puis l’intervenant corrige en précisant que ce sont neuf, dont un ayant reçu un pavé à la tête, aucun n’étant en danger de mort.

Les violences qui ont suivi ont été qualifiées d’« urbaines » : voitures brûlées, affrontements, usage de plus d’une centaine de grenades lacrymogènes, présence d’environ 250 « émeutiers », destruction de deux véhicules de police et diffusion d’images de jeunes manifestants portant du matériel policier. L’intervenant évoque également des scènes de guérilla urbaine, des attaques contre des écoles maternelles, des mairies, du mobilier urbain, ainsi que l’incendie d’un centre social à Chambéry, tout en rappelant que des accusations de tirs policiers ont été démenties par le parquet.

Il mentionne l’intervention d’une brigade fédérale spécialisée dans les rodéos de scooters, le déploiement de la brigade CRS 8, de blindés, d’hélicoptères de la gendarmerie et d’unités de projection rapide (81, 82, 83, 84) dans plusieurs villes (Montauban, Marseille, Toulouse, Lyon) pour soutenir les forces de sécurité publique. Le Conseil constitutionnel a censuré une loi relative à l’« excusé », ce que l’intervenant remercie.

Sur le plan politique, il indique que Marine Le Pen et Jordan Bardella prévoient de rétablir l’ordre en mobilisant les moyens sus‑cités et que le Rassemblement National soutient les forces de l’ordre lorsqu’elles respectent la loi.

Concernant les suites judiciaires, aucune responsabilité n’a encore été identifiée pour l’accident ; une enquête est en cours pour déterminer les circonstances et le policier mis en examen, nommé Florian de la Fernaëlle, est défendu par un intervenant qui rappelle la présomption d’innocence. Des procédures sont également engagées contre d’autres personnes arrêtées pour des actes de violence. Après le drame de Naël, des sanctions exemplaires ont été infligées, coûtant plus d’un milliard d’euros, et un rapport du Sénat de 2024 indique que plus de 780 policiers et gendarmes auraient été blessés à la suite de ce drame.

L’intervenant souligne que la police reste, à ses yeux, un pilier fondamental de la République, mais que le lien avec la population, notamment les jeunes des banlieues, s’est détérioré depuis la suppression de la police de proximité. Il estime que tant que ce rapport ne sera pas rétabli, les violences urbaines persisteront, même si la majorité des Français soutient massivement les forces de l’ordre. Il cite plusieurs formes de violences (incendies, attaques contre des bâtiments publics) et rappelle que, depuis vingt ans, près de cent milliards d’euros des contribuables ont été investis dans les banlieues sans empêcher les émeutes décrites.

David De Bonneau, secrétaire régional du syndicat Unité Centre‑Val‑de‑Loire, indique que les policiers sont « extrêmement fatigués » et que certains pourraient ne pas pouvoir reprendre le service à cause du traumatisme.

L’intervenant rappelle que chaque année environ 15 000 policiers sont blessés, que 36 900 délits de refus de contrôle routier ont été recensés en 2025, et cite les morts de policiers Mélanie Lemay, Éric Comine et Éric Moroy pour illustrer le danger auquel ils sont exposés. Il critique la nouvelle loi de légitime défense, jugée trop permissive, et suggère que des peines plus sévères et appliquées rapidement pourraient réduire les refus d’obtempérer et renforcer l’autorité de la justice.

Enfin, il explique que, selon lui, une loi que l’extrême‑gauche prévoit d’abroger autoriserait les policiers et les gendarmes à intervenir face à un acte terroriste et à neutraliser un terroriste en situation de légitime défense, protégeant ainsi la population. Il conclut en remerciant Amoré Brelet, journaliste police‑justice.

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