LAURENT JACOBELLI : « L'État a abandonné la France du travail ! » (LCI)
Rassemblement National
Publié le 11/09/2026 — Durée : 26 min
**Résumé global de l’intervention de Laurent Jacobelli sur la crise du carburant et la fiscalité française**
Laurent Jacobelli, député et porte‑parole du parti Reconquête, dénonce une situation qu’il qualifie d’« asphyxie fiscale » qui pèse lourdement sur les ménages français, en particulier les salariés qui voient leurs revenus s’éroder sous le poids d’une taxation excessive du carburant. Selon lui, l’État prélève plus de 50 % du prix du litre d’essence et de diesel (TVA, taxes sur les assises, etc.), ce qui transforme le plein d’essence – souvent supérieur à 100 € – en un véritable gouffre budgétaire. Les données de l’INSEE montrent qu’en 2021, 10 % des foyers possédant une voiture consacraient plus d’un mois de revenu à l’achat de carburant ; avec les prix projetés pour 2026, ce chiffre aurait doublé, touchant un foyer sur cinq, voire un tiers en zone rurale.
### 1. Causes du renchérissement du carburant
- **Fiscalité** : la majeure partie du prix résulte de la pression fiscale, la France étant le pays le plus taxé d’Europe selon Jacobelli. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la pression fiscale aurait augmenté de 270 milliards d’euros par an, tandis que les dépenses publiques ont crû de près de 470 milliards, sans réelle amélioration des services.
- **Marge des raffineurs** : le coût du carburant est également gonflé par une multiplication par quatre des marges des raffineries, comme en témoignent les bénéfices records de Total (25 milliards d’euros au premier semestre). Jacobelli propose de bloquer les prix au niveau du raffinage ou de taxer ces super‑profits, tout en distinguant les profits légitimes liés à l’innovation de ceux issus de situations exceptionnelles (conflits, hausse des cours).
### 2. Comparaison avec l’Espagne
En Espagne, la baisse du prix du carburant provient surtout d’une réduction des taxes décidée par le gouvernement de gauche. Jacobelli estime toutefois que cette solution n’est pas durable et craint que le mécontentement lié au pouvoir d’achat ne se traduise par des mobilisations sociales avant les élections. Il souligne que la consommation soutenue en Espagne maintient les recettes de TVA au‑dessus du seuil de 2025, ce qui montre que la suppression de la TVA ne suffit pas à réduire les prix de façon pérenne.
### 3. Propositions concrètes
1. **Réduction immédiate de la TVA** : Jacobelli soutient la proposition de Marine Le Pen de faire passer la TVA du carburant de 20 % à 5,5 %, ce qui ferait baisser le litre d’essence à environ 1,83 €. Il reconnaît que cette mesure aurait un impact budgétaire important, mais la juge plus réaliste qu’un gel des prix, qu’il qualifie d’approche « soviétique » limitée à six mois et susceptible d’inciter les producteurs à s’exiler.
2. **Taxation des super‑profits** : au lieu d’une baisse généralisée de la TVA, il préconise de taxer les marges excessives des raffineurs et les bénéfices exceptionnels des majors pétrolières, afin de préserver les finances publiques tout en allégeant la charge des ménages.
3. **Réforme fiscale globale** : il plaide pour une réduction des cotisations sociales et des impôts qui rapprochent le brut du net, ainsi qu’une réforme progressive et prévisible de l’impôt sur le revenu et de la fiscalité des très riches. Selon lui, les 1 % les plus aisés paient aujourd’hui à peine la moitié du taux moyen, en partie à cause de la suppression de l’ISF et de la mise en place de la flat tax, ce qui creuse l’injustice fiscale et alimente le déficit budgétaire.
### 4. Conséquences sociales et politiques
Jacobelli avertit que l’accumulation de ces pressions pourrait déclencher une nouvelle vague de contestation, comparable aux « gilets jaunes », même si la colère ne se traduira pas forcément par des manifestations de rue mais par une perte de confiance généralisée envers l’État. Il note que les salariés commencent à comprendre que les employeurs ne peuvent pas compenser seuls la hausse des coûts et que, face à la pression fiscale, une solidarité entre travailleurs et entreprises devient indispensable.
### 5. Dimension symbolique et morale
Le débat a également abordé la question des priorités de consommation : tandis que certains Français peinent à financer leurs besoins essentiels (essence, courses), le discours élitiste qui glorifie l’achat d’iPhones de luxe apparaît déconnecté de la réalité quotidienne. Cette prise de conscience alimente la demande d’une politique fiscale plus juste et d’une meilleure répartition des charges entre les classes sociales.
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**En synthèse**, Laurent Jacobelli estime que la crise du carburant est le symptôme d’un système fiscal trop lourd, qui pénalise les ménages et freine la compétitivité de la France. Il propose une réduction ciblée de la TVA, la taxation des marges excessives des raffineurs et une refonte globale de la fiscalité des plus riches afin de restaurer la confiance des citoyens, de protéger le pouvoir d’achat et de garantir la viabilité des finances publiques.
Laurent Jacobelli, député et porte‑parole du parti Reconquête, dénonce une situation qu’il qualifie d’« asphyxie fiscale » qui pèse lourdement sur les ménages français, en particulier les salariés qui voient leurs revenus s’éroder sous le poids d’une taxation excessive du carburant. Selon lui, l’État prélève plus de 50 % du prix du litre d’essence et de diesel (TVA, taxes sur les assises, etc.), ce qui transforme le plein d’essence – souvent supérieur à 100 € – en un véritable gouffre budgétaire. Les données de l’INSEE montrent qu’en 2021, 10 % des foyers possédant une voiture consacraient plus d’un mois de revenu à l’achat de carburant ; avec les prix projetés pour 2026, ce chiffre aurait doublé, touchant un foyer sur cinq, voire un tiers en zone rurale.
### 1. Causes du renchérissement du carburant
- **Fiscalité** : la majeure partie du prix résulte de la pression fiscale, la France étant le pays le plus taxé d’Europe selon Jacobelli. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la pression fiscale aurait augmenté de 270 milliards d’euros par an, tandis que les dépenses publiques ont crû de près de 470 milliards, sans réelle amélioration des services.
- **Marge des raffineurs** : le coût du carburant est également gonflé par une multiplication par quatre des marges des raffineries, comme en témoignent les bénéfices records de Total (25 milliards d’euros au premier semestre). Jacobelli propose de bloquer les prix au niveau du raffinage ou de taxer ces super‑profits, tout en distinguant les profits légitimes liés à l’innovation de ceux issus de situations exceptionnelles (conflits, hausse des cours).
### 2. Comparaison avec l’Espagne
En Espagne, la baisse du prix du carburant provient surtout d’une réduction des taxes décidée par le gouvernement de gauche. Jacobelli estime toutefois que cette solution n’est pas durable et craint que le mécontentement lié au pouvoir d’achat ne se traduise par des mobilisations sociales avant les élections. Il souligne que la consommation soutenue en Espagne maintient les recettes de TVA au‑dessus du seuil de 2025, ce qui montre que la suppression de la TVA ne suffit pas à réduire les prix de façon pérenne.
### 3. Propositions concrètes
1. **Réduction immédiate de la TVA** : Jacobelli soutient la proposition de Marine Le Pen de faire passer la TVA du carburant de 20 % à 5,5 %, ce qui ferait baisser le litre d’essence à environ 1,83 €. Il reconnaît que cette mesure aurait un impact budgétaire important, mais la juge plus réaliste qu’un gel des prix, qu’il qualifie d’approche « soviétique » limitée à six mois et susceptible d’inciter les producteurs à s’exiler.
2. **Taxation des super‑profits** : au lieu d’une baisse généralisée de la TVA, il préconise de taxer les marges excessives des raffineurs et les bénéfices exceptionnels des majors pétrolières, afin de préserver les finances publiques tout en allégeant la charge des ménages.
3. **Réforme fiscale globale** : il plaide pour une réduction des cotisations sociales et des impôts qui rapprochent le brut du net, ainsi qu’une réforme progressive et prévisible de l’impôt sur le revenu et de la fiscalité des très riches. Selon lui, les 1 % les plus aisés paient aujourd’hui à peine la moitié du taux moyen, en partie à cause de la suppression de l’ISF et de la mise en place de la flat tax, ce qui creuse l’injustice fiscale et alimente le déficit budgétaire.
### 4. Conséquences sociales et politiques
Jacobelli avertit que l’accumulation de ces pressions pourrait déclencher une nouvelle vague de contestation, comparable aux « gilets jaunes », même si la colère ne se traduira pas forcément par des manifestations de rue mais par une perte de confiance généralisée envers l’État. Il note que les salariés commencent à comprendre que les employeurs ne peuvent pas compenser seuls la hausse des coûts et que, face à la pression fiscale, une solidarité entre travailleurs et entreprises devient indispensable.
### 5. Dimension symbolique et morale
Le débat a également abordé la question des priorités de consommation : tandis que certains Français peinent à financer leurs besoins essentiels (essence, courses), le discours élitiste qui glorifie l’achat d’iPhones de luxe apparaît déconnecté de la réalité quotidienne. Cette prise de conscience alimente la demande d’une politique fiscale plus juste et d’une meilleure répartition des charges entre les classes sociales.
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**En synthèse**, Laurent Jacobelli estime que la crise du carburant est le symptôme d’un système fiscal trop lourd, qui pénalise les ménages et freine la compétitivité de la France. Il propose une réduction ciblée de la TVA, la taxation des marges excessives des raffineurs et une refonte globale de la fiscalité des plus riches afin de restaurer la confiance des citoyens, de protéger le pouvoir d’achat et de garantir la viabilité des finances publiques.